Albert Fuchet, directeur général de Schneider Electric Chile: « Notre activité est orientée par le profil des industries au Chili »

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Spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, le groupe français Schneider Electric, implanté au Chili depuis le début des années 1990, a su profiter du dynamisme de ce pays.

Schneider Electric Chile, une filiale du groupe français de fabrication d’équipements de distribution électrique, a été créée au début des années 1990. Basée à Santiago du Chili, elle emploie 420 personnes et dispose d’agences commerciales dans toutes les grandes villes du pays. Elle y possède deux usines : une pour le petit appareillage (prises, interrupteurs, etc.), et une autre dédiée à l’assemblage de tableaux électriques pour le marché industriel. Avec un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2008, la filiale pèse pour 15 à 20 % du marché chilien du secteur. « Notre activité est orientée par le profil des industries au Chili, un secteur qui représente 40 % de notre chiffre d’affaires, devant le résidentiel, détaille Albert Fuchet, directeur général de Schneider Electric Chile. D’abord, le Chili est un grand pays minier. La seconde filière concerne le bois. Enfin, l’agriculture s’affirme comme le 3e grand secteur national. Logiquement, notre activité est soutenue par ces trois dynamismes. Sans oublier des investissements publics importants dans les infrastructures de transport d’électricité… »

 

Schneider Electric fabrique et commercialise tous les composants et interfaces permettant de distribuer l’énergie, qui concernent à la fois l’infrastructure électrique et l’automatisation. « Nous ne sommes présents ni dans la production ni dans la consommation d’énergie, insiste-il. Notre activité concerne la gestion de l’énergie, c’est-à-dire ce qui se situe entre la source et la charge. » En outre, la filiale chilienne s’inscrit sur l’ensemble des marchés du groupe : énergie et infrastructures, industries, centres de données et réseaux, bâtiments et résidentiel. Une diversité de clients qui a permis à la filiale d’affronter l’année 2009. « En raison du ralentissement, notre activité a diminué de 5 % en 2009, mais nous avons pris des parts de marché, confie Albert Fuchet. Et pour 2010, nous attendons une croissance comprise entre 5 et 10 %. Malgré la crise, nous travaillons sur de grands projets industriels et d’autres concernant d’importants centres de données, qui devraient se concrétiser dès 2010. » La société peut aussi compter sur une gamme de solutions complètes.

 

« Nous sommes les seuls fabricants à proposer un projet technico-économique qui comprend notamment un volet retour sur investissement, se félicite son directeur général. Ainsi, nos clients n’ont pas besoin de faire appel à un autre intervenant, bureau d’études ou consultant. Et bien sûr, nos équipes d’ingénieurs et de techniciens sont capables de formuler des solutions et de gérer leur mise en place et leur suivi. » Schneider Electric Chile avance un taux de satisfaction et de fidélisation clients en amélioration constante. Un résultat qui trouve une autre explication : « Près de 60 % de notre chiffre d’affaires est réalisé par la vente de nos produits à des entreprises qui les intègrent et les revendent à leur tour, explique Albert Fuchet. Parmi elles, la moitié sont des entreprises locales et l’autre moitié des opérateurs internationaux. Or, en travaillant avec des partenaires locaux, nous bénéficions de leur force de vente. » Mais cela s’accompagne de défis pour l’entreprise, notamment en matière de ressources humaines. « En raison du niveau technologique de nos solutions, nous avons parfois du mal à trouver des commerciaux et des techniciens d’un niveau de formation suffisant, analyse le directeur général. C’est la raison pour laquelle, avec l’aide notamment de la Fondation Schneider, nous avons parrainé plusieurs projets de formation de techniciens supérieurs. Nous avons ainsi mis en place des bourses d’études attribuées sur des critères sociaux et scolaires. Actuellement, 30 personnes sont formées dans ce cadre afin de travailler chez nous ou chez nos partenaires. » La filiale chilienne peut s’appuyer sur le groupe pour asseoir son développement.

 

« Nous disposons d’un potentiel de croissance très intéressant avec les récentes acquisitions du groupe, que nous allons déployer commercialement au Chili. Par ailleurs, nous bénéficierons de la simplification apportée par le programme “ One Schneider ”, qui consiste en particulier à rendre le groupe plus facile à aborder par nos clients. » Une relation donnant-donnant entre le groupe et la filiale : « Notre filiale connaît une croissance plus forte que celle moyenne du groupe, et apporte ainsi des parts de marché à Schneider Electric, avance son directeur général. En particulier, Santiago du Chili est devenu incontournable sur le marché minier mondial. Ainsi, nous avons été délégués pour suivre et assister les grands bureaux d’études présents au Chili dans ce secteur, y compris dans leurs projets internationaux. »