En guerre avec l’administration fiscale depuis 2012 pour des arriérés d’impôts sur les années 2006 à 2010, la géant de la vente en ligne vient de régler à l’amiable son différent avec le fisc qui lui réclamait plus de 250 millions d’euros.

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont connus pour être les rois de l’optimisation fiscale et sont en guerres ouvertes avec les pays européens ayant la fiscalité la moins avantageuse à leurs yeux. Google qui facture ses clients depuis l’Irlande avait déjà en 2017 gagné une bataille contre le fisc au Tribunal administratif de Paris qui avait estimé que le géant américain ne devait subir aucun redressement fiscal alors que les impôts leur réclamaient 1,115 milliards d’euros.

Emmanuel Macron lui-même milite depuis de nombreux mois avec le soutien d’Angela Merkel et de Mariano Rajoy pour un accord avec les européens pour taxer les GAFA sur leurs revenus et non plus sur leurs profits. Problème: Dublin et Luxembourg ne l’entendent pas de cette oreille et sont fermement opposés à cette mesure tandis que la majorité des géants du web font leurs revenus depuis leurs pays.

Plus de 2 milliards d’euros investis par Amazon sur 8 ans

Amazon de son coté s’est dit satisfait d’être parvenu à un accord et met en avant la création de plus de 5 500 CDI «Nous sommes parvenus à un accord de règlement d’ensemble avec les autorités fiscales françaises sur des questions liées au passé» explique Amazon, et conclut en expliquant que «l’ensemble des chiffres d’affaires, charges, profits et taxes liés à l’activité de commerce de détail sont désormais comptabilisés en France». Amazon déclare en outre avoir investi plus de 2 milliards d’euros en France depuis 2010, et explique avoir créé Amazon EU SARL pour bénéficier de la meilleure organisation possible.

Le fisc réclamait 252 millions d’euros à Amazon qui avait depuis 2012 usé de tous les recours possibles pour bloquer cette procédure. Le montant du chèque versé par Amazon n’a pas été communiqué, mais ce remboursement pourrait mener à différents accords avec les géants du web qui craignent la réforme européenne qui sera présentée en mars à la Commission Européenne pour mieux appréhender l’activité des GAFA.