Avec Mathieu Berrivin, directeur marketing de l’épargne salariale & retraite

Commerce International : Quelle est la place de l’international chez Amundi ?

Le développement international est l’un de nos principaux enjeux stratégiques. Nous sommes présents aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, mais, actuellement, c’est en Asie que se trouve la croissance. C’est donc là-bas que nous avons réalisé des investissements majeurs ces derniers mois. Nous détenons des filiales à Tokyo, à Hong Kong et à Singapour, mais aussi des joint-ventures en Chine, en Inde et en Corée. Amundi est aujourd’hui n°2 en Europe et n°9 au niveau mondial. Nous visons désormais le top 5 mondial au travers du développement de notre présence au niveau local.

Qui sont vos clients ?

En gestion d’actifs, nous avons trois relais de développement : les grands institutionnels, tels que les caisses de retraite ou directement les Etats. Ensuite les réseaux bancaires, qui représentent notre second levier de croissance : en France, nous travaillons avec nos réseaux naturels que sont le Crédit Agricole, la Société Générale, le LCL et le Crédit du Nord, et nous répliquons ensuite ce système à différentes échelles à l’international. Enfin, notre dernier levier sont les conseillers en gestion de patrimoine, avec qui nous développons des partenariats pour la distribution de nos fonds. Au total, Amundi c’est plus de 3000 clients institutionnels et distributeurs externes dans près de 30 pays et 100 millions de clients particuliers à travers le monde via nos réseaux partenaires.

Et pour ce qui est de l’épargne salariale et retraite ?

Amundi est le leader incontesté de l’épargne salariale et retraite en France avec une part de marché de plus de 40% et un encours de 36 milliards d’euros. Bien que l’épargne salariale et retraite soit un sujet propre à chaque pays, nous travaillons actuellement sur l’exportation en Europe du modèle PERCO.

Quel est l’intérêt, pour un particulier, d’utiliser ce type de dispositif ?

Il y a 3 avantages distincts pour le particulier : les coûts, la fiscalité et la gouvernance.

La gestion collective de l’épargne salariale permet de bénéficier de prix négociés avec les sociétés de gestion et d’avoir un organe de gouvernance (Direction / partenaires sociaux ) qui surveille de près le dispositif. Amundi doit ainsi faire face à une triple exigence : l’épargnant, la direction d’entreprise et les organisations syndicales. En termes de performances ou de gestion administrative, autant vous dire que nous devons être irréprochables !

Concrètement, comment accompagnez-vous les entreprises dans la mise en place de tels dispositifs d’épargne ?

Concernant les ETI – Entreprises de Taille Intermédiaire – nous travaillons en collaboration avec les réseaux bancaires, qui sont nos intermédiaires avec les entreprises. Nos commerciaux accompagnent ensuite l’entreprise dans le choix des fonds proposés aux salariés, mais aussi dans une communication ciblée au sein de l’entreprise, grâce à un kit de mise en place : guide de l’épargnant sur mesure, réunions d’information, campagnes d’affichage, vidéo pédagogique, etc. Concernant notre clientèle grands comptes, nos commerciaux accompagnent directement les instances décisionnelles (Direction / représentants du personnel). Notre dispositif d’accompagnement est le même quelle que soit la taille de l’entreprise. Enfin, pour les professions libérales, commerçants, artisans etc., ce sont les agences bancaires qui proposent nos dispositifs d’épargne salariale et leur expliquent l’intérêt fiscal et social de souscrire à un tel dispositif.

Avez-vous le sentiment que les gens sont sensibles à tous ces discours ?

La progression du PERCO suit une courbe exponentielle. Les derniers chiffres de l’AFG (30/06/2012) montre une progression de 35% des versements sur le PERCO sur un an, soit plus de 1,2 millions de salariés concernés. Cependant, il faut admettre que cela est davantage le résultat des contraintes réglementaires que celui d’une réelle conviction des entreprises et des salariés. Le problème de ce sujet de société est que les gens se projettent difficilement  jusqu’à la retraite. Il y a là un changement culturel et social qu’il faut réussir à imposer. Le système des retraites par répartition ne pourra pas être à la hauteur des besoins dans les années à venir. Il est donc vital de trouver une alternative et de se prendre en main sur cette question. Notre conviction est que l’épargne salariale et retraite peut jouer ce rôle.

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