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Le ministre canadien du Commerce international a fait escale à Paris dans le cadre de sa tournée européenne.

 

Le 13 décembre, l’objectif de la rencontre franco-canadienne était de réaffirmer les engagements communs sur les accords commerciaux. Tous les deux ans depuis 2006, les ministres des deux pays se rencontrent afin de prolonger et d’étendre les orientations du Plan d’action conjoint Canada-France. La version 2012-2013 intègre de nouveaux domaines d’intérêt commun, notamment l’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada.

Ce « Plan d’action consiste en un engagement bilatéral à chercher de nouveaux domaines de collaboration dans des secteurs clés de l’économie et du commerce, afin de resserrer nos liens d’investissement », explique le ministre canadien du Commerce international, Ed Fast. Le texte prévoit, entres autres, un programme de « soutien aux entreprises sur l’expansion de leurs opérations, leur accès aux marchés et la promotion d’investissements croisés. » Par l’intermédiaire de cet accord, la France veut s’imposer comme le partenaire privilégié du Canada, facilitant son accès à plus de 450 millions de consommateurs européens. Un rôle que le Canada s’attribue réciproquement, dans les relations entre la France et le marché Nord-Américain.

Ce même jour, les ministres ont remis le prix PME franco-canadien à deux entreprises. Conserval Engineering1 est une entreprise torontoise qui connaît un vif succès en France depuis son implantation en 2009. Basée en Ile-de-France, elle conçoit les SolarWall, une technologie de systèmes de chauffage de l’air. Sa filiale française est la première en Europe et a permis de créer 25 emplois à temps plein, explique Anouck Colson, directrice déléguée en Europe.

L’autre récipiendaire, Alstef Automation2, est une entreprise française implantée à Montréal. Après avoir remporté un appel d’offre lancé par l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau en 2007, la PME a signé un contrat de prestation sur 20 ans. Cette société orléanaise propose des systèmes de manutention automatisés, principalement pour les produits palettisés et le transport de bagages. Sa filiale canadienne compte aujourd’hui 20 salariés et une cinquantaine d’emplois indirects. « C’est cette première expérience à l’étranger qui nous a poussé à nous implanter dans d’autres pays », précise Pierre Marol, président et actionnaire principal.

 

En 2010, la France était le huitième partenaire commercial du Canada, le troisième à l’échelle européenne. D’après le ministère canadien du Commerce international, les échanges commerciaux ont diminué de 1%, atteignant 7,8 milliards de dollars canadiens. La France se situe au cinquième rang du classement des investisseurs au Canada, avec un stock d’investissements directs de 19 milliards de dollars canadiens, ce qui ne représente que 3,4% des investissements directs étrangers du pays3.

Quelque 450 entreprises françaises, employant plus de 80 000 personnes, sont implantées au Canada et 75% d’entre elles ont établi leur siège social dans la province du Québec. Le nombre d’établissements des filiales françaises (sous-filiales, usines, succursales) au Canada est estimé à 1500, essentiellement dans les provinces du Québec et de l’Ontario. Leur présence se fait donc attendre dans « les Prairies canadiennes » (Alberta, Manitoba, Saskatchewan), territoires pourtant prospères.

Notes:

1 http://solarwall.com

2 www.alstef.com

3 Quatre premiers pays investisseurs au Canada:

1/ USA 54,4%; 2/ Pays-Bas 9,2%; 3/ R.U. 7,5%; 4/ Suisse 3,9%