Au Cégep de Sept-Îles (Québec), on tente de fournir des formations adaptées au bassin d’emploi

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Photo : D.R.
Au Québec, le système public d’éducation comporte un type d’établissement original : le Cégep, qui est le premier niveau de l’enseignement supérieur. Le Cégep de Sept-Îles se distingue par des formations adaptées au bassin d’emploi. Explications de Donald Bherer, directeur général du Cégep de Sept-Îles.

 

Diplômé en psychologie et en langues, titulaire d’un MBA de l’École des hautes études commerciales de Montréal, Donald Bherer a rejoint le Cégep de Sept-Îles en 2002 au poste de directeur des ressources humaines. Il en a pris la direction générale en 2005.
Commerce International : Pouvez-vous définir brièvement le rôle d’un Cégep, le collège d’enseignement général et professionnel ?
Donald Bherer : « Il s’agit d’un établissement autonome œuvrant dans les domaines de la formation initiale, de la formation continue et de la recherche appliquée. En formation initiale, le Cégep offre des formations techniques de niveau Bac + 2 comparable à celles offertes dans les IUT français (Instituts universitaires de technologie), de même que des formations s’inscrivant dans le cadre de la poursuite d’études universitaires. La mission de recherche s’exprime quant à elle principalement à travers des centres de transfert technologique portant sur des créneaux d’excellence à portée nationale. Il y a au total au Québec 48 Cégeps répartis sur l’ensemble du territoire. Ils sont financés en très grande partie par le ministère de l’Éducation. »
Quelles sont les principales particularités du Cégep de Sept-Îles ?
D. B. : « Ce Cégep a été fondé en 1971. C’est un établissement de petite taille, innovateur, très en phase avec les besoins de son milieu et situé dans une région très dynamique sur le plan économique. Nos secteurs d’expertise sont la maintenance industrielle, l’électronique industrielle, la minéralurgie, le transport ferroviaire et également, dans un autre registre, le développement des communautés autochtones. »
Pourquoi le Cégep de Sept-Îles est-il spécialisé dans ces domaines ?
D. B. : « C’est très simple : l’activité industrielle de la région est centrée sur l’exploitation du minerai de fer, la production d’énergie hydro-électrique et la transformation primaire de l’aluminium. De très grandes entreprises y sont présentes depuis plusieurs années : ArcelorMittal, Rio Tinto, Cliffs Ressources, Hydro-Québec, Aluminerie Alouette, etc. Toutes ces entreprises ont des projets d’expansion majeurs et, en outre, de nouveaux joueurs d’importance sont apparus : Consolidated Thomson (Wuhei Iron and Steel), New Millenium (Tata)… Les investissements annoncés de ces entreprises pour les prochaines années sont de plus de 10 milliards de dollars canadiens (soit 7,8 milliards d’euros, ndlr). Notre région est en quelque sorte la “nouvelle frontière” du Québec. Le développement de nos secteurs d’expertise correspond étroitement aux besoins de ces entreprises et découlent des liens étroits que nous entretenons avec elles. Quant aux communautés autochtones, nous avons un partenariat historique de trente ans avec elles. »
Quels types de diplômes délivrez-vous ?
D. B. : « En formation initiale, des diplômes d’État, les diplômes d’études collégiales (DEC) et, en formation continue, des diplômes d’établissement accrédités par l’État, les attestations d’études collégiales (AEC). Dans ce dernier cas, les durées de formation sont variables. En formation, l’accent est mis sur l’acquisition de compétences. La formation est de caractère appliquée et tient toujours compte des besoins de l’industrie. Les stages en milieu de travail y occupent une place importante. »
Quels autres types de partenariat existent au Cégep de Sept-Îles ?
D. B. : « La majorité de nos étudiants se compose, bien évidemment, de Québécois, mais nous accueillons de plus en plus d’étudiants étrangers, notamment grâce à des accords de partenariat avec les IUT (Limoges, Lyon, et, plus récemment, Nice). D’autres étudiants sont originaires d’Europe de l’Est ou d’Afrique et nous proposons de plus en plus de bourses d’exemption et d’excellence pour faciliter leur venue. Nous avons aussi un contingent significatif d’étudiants provenant de l’île de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie. »
De nombreux Cégep au Québec ont aussi une activité recherche. Est-ce le cas au Cégep de Sept-Îles ?
D. B. : « Oui, nous disposons d’un centre de recherche spécialisé dans
la maintenance industrielle. Ce centre offre des services d’aide et de conseil aux entreprises, de recherche et de veille technologique. »

Plus d’informations sur www.cegep-sept-iles.qc.ca