Au collège québecois Cegep de La Pocatière, le taux de placement des étudiants atteint 90%

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Le Cegep de La Pocatière, au Québec, propose des formations initiales et des formations continues aux contenus techniques et professionnalisants.

 

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Le Collège d’enseignement général et professionnel (Cegep) de La Pocatière, une petite ville située à 150 kilomètres au nord-est de la ville de Québec, est un établissement d’enseignement public du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Il dispense des études comparables aux niveaux situés après le lycée (BTS) et avant l’université en France, et délivre des diplômes d’études collégiales (DEC) qui donnent accès soit à l’université (pour les programmes pré-universitaires), soit directement au marché du travail (pour les programmes techniques).

 

Plus précisément, le Cegep de La Pocatière dispose de 12 programmes d’études, dont 8 programmes techniques (Santé animale, Gestion et techniques de la scène, Techniques d’éducation spécialisée, Techniques de bio-écologie, Soins infirmiers, Technologie physique, Comptabilité et gestion, Informatique) et 4 programmes pré-universitaires (Sciences de la nature, Sciences humaines, Arts et lettres profil théâtre, Arts plastiques). Environ 130 professeurs y interviennent. L’établissement accueille chaque année 2 000 élèves, dont la moitié en formation initiale. Ceux-ci sont de jeunes adultes qui entrent au Collège à 18 ans ; environ 60 % d’entre eux viennent d’autres villes de la province du Québec, voire de l’étranger (50 étudiants actuellement), notamment dans le cadre de dispositifs tels que l’entente France-Québec. Le Cegep de La Pocatière dispose aussi d’accords d’échanges internationaux avec des instituts et universités (par exemple, les universités françaises Paul-Sabatier à Toulouse et Jean-Monnet à Saint-Étienne) et d’associations avec deux écoles au Maroc – une située à Tétouan, pour un programme de commerce international, et une autre à Agadir, pour un cursus en soins infirmiers.

 

Autres atouts du Cegep de La Pocatière : un taux de placement des étudiants qui atteint 90 % l’année suivant l’obtention du diplôme et une attention particulière donnée à l’accueil. « Nous disposons de 400 places en résidence pour nos 1 000 étudiants, se félicite Claude Harvey, directeur général de l’établissement. Et nous leur accordons un encadrement personnalisé, que ce soit en formation initiale ou en formation continue. C’est ce qui nous différencie des Cegeps des grandes villes canadiennes. » En matière de formation continue, le Cegep de La Pocatière a joué la carte de la proximité avec l’entreprise. « Nous disposons de programmes de formation de base – bureautique, comptabilité, etc –, afin de permettre aux adultes de se requalifier, indique Claude Harvey. Nous nous associons régulièrement à de grandes firmes pour la formation de leur personnel ou de leurs nouvelles recrues, en ressources humaines, en gestion du changement ou pour des contenus techniques. Et nous pouvons même créer des programmes de formation en fonction des besoins d’une organisation dans des domaines très diversifiés. Ainsi, par exemple, nous sommes en implantation d’un programme Techniques de cirque équestre pour une commune du Québec ; nous venons de lancer un programme en Dessin de bâtiment assisté par ordinateur, pour répondre aux besoins des entreprises de construction ; et nous avons mis en place le premier programme de formation au soudage laser pour une firme de la région. »

 

Au total, le Cegep de La Pocatière accueille chaque année plus de 1 000 personnes en formation continue . Ces formations peuvent être dispensées à La Pocatière, mais aussi dans son Centre d’études collégiales de Montmagny, voire en entreprise. Les programmes sont de durées variables, d’une semaine à un an et demi, et peuvent être à temps plein ou à temps partiel. Sans oublier les formations en ligne, qui se développent de plus en plus depuis quelques années en raison de leur souplesse. En outre, le Cegep de La Pocatière a mis en place un centre de perfectionnement individualisé. Autre preuve de la proximité de l’établissement avec le monde de l’entreprise : trois centres de recherche appliquée y sont rattachés. D’abord Biopterre, compétent dans le domaine des bioproduits ; ensuite un centre consacré à l’optique ; enfin un dernier dans le domaine des technologies physiques. Quelque 50 ingénieurs y travaillent, essentiellement sur le procédé industriel de pointe qu’est le soudage au laser et sur la robotique médicale (conception de « lits d’hôpitaux informatisés intelligents » notamment). « La spécificité de notre recherche est qu’elle est directement réinvestie dans l’entreprise et donc dans l’économie, confie le directeur général. Plusieurs entreprises sont même nées de nos recherches en technologies physiques, notamment dans le secteur des transports (soudage au laser, systèmes informatiques…). Et certaines de nos recherches ont été adoptées par Bombardier. »