Lancé en 2012 avec un plafond de paiement limité à 20€, le « sans contact » va se retrouver boosté dès le 1er Octobre 2017 grâce à l’augmentation de son plafond qui va passer à 30€ d’achats.

Cette technologie utilisant une puce NFC et permettant de payer de petits montants en approchant simplement sa carte bancaire du terminal de paiement, sans avoir besoin de taper son code, a le vent en poupe. VISA déclare que plus de 67% des cartes bleues qui sont en circulation dans l’hexagone sont équipées de cette technologie et que 565 000 commerçants la propose à leurs clients.

Selon le groupement d’intérêt économique privé Cartes Bancaires CB, les français utilisent toujours plus ce mode de paiement: entre Juillet 2016 et Juillet 2017 les paiements sans contacts auraient grimpé de 112%. Et même s’il faut relativiser en précisant que le « sans contact » ne représente qu’environ 10% des règlements par carte pour l’année 2016, 630 millions de transactions sans contact pour un montant cumulé de 6.4 milliards d’euros auraient ainsi été enregistrées.

Malgré les craintes de certains usagers, les fraudes sont plus faibles qu’avec le paiement classique

À ses débuts, le paiement sans contact -permettant de régler un achat sans taper son code secret- suscitait le doute chez une partie de la population, certains craignant un dispositif peu sécurisé, qui faciliterait les fraudes. L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement publiait en juillet dernier un rapport expliquant que les fraudes aux paiements sans contacts restaient relativement faibles.

Sur plus de 630 millions de transactions, le taux de fraude n’a quasiment pas progressé entre 2015 et 2016 passant de 0.019% à 0.020%. Ces chiffres sont plus élevés que ceux des prélèvements et virements respectivement à 0.003% et 0.004%, mais bien en dessous que les fraudes par carte bancaire en général (paiement classique, internet et sans contact cumulés) à 0.064%, et les chèques 0.025%.  Il faut d’ailleurs rappeler que quelque soit la fraude, la loi oblige les établissements bancaires à indemniser ses usagers.