Axa IM : « De plus en plus d’entreprises mettent en œuvre des dispositifs d’épargne salariale, d’entreprise ou de retraite collective »

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Filiale indépendante adossée au groupe Axa, leader mondial de la protection financière avec 52 millions de clients et 94 milliards d’euros de chiffre d’affaires, Axa Investment Managers (Axa IM) se place au 14e rang mondial des gestionnaires d’actifs. « Le groupe Axa nous soutient et nous stimule, explique Jean Pitois, directeur de la clientèle institutionnelle d’Axa IM. Nous sommes certes le partenaire privilégié des entités d’Axa, mais cette relation n’est pas exclusive, ce qui nous pousse à développer des prestations très innovantes et de grande qualité afin de séduire d’autres investisseurs et d’entretenir en retour ce partenariat privilégié. C’est un cercle vertueux. » Axa IM a en effet été créée en 1994 afin de gérer les actifs des compagnies d’assurance et des clients tiers d’Axa, les institutionnels et les distributeurs. Aujourd’hui, ses encours sous gestion s’élèvent à 548 milliards d’euros. Axa IM emploie 2 900 personnes et est présent dans 21 pays. Son offre s’appuie sur plus de 1 100 fonds, hors fonds dédiés.

 

Par ailleurs, Axa IM dispose de plates-formes de distribution séparées pour les compagnies d’assurance du groupe Axa et pour ses clients externes. « Axa IM est un des partenaires les plus importants des PME en matière de gestion d’actifs, constate Jean Pitois. Cela s’explique notamment par la position de leader du groupe Axa dans les assurances en France. » « Axa IM constitue une offre alternative aux banques et permet ainsi de sortir du premier cercle de contrepartie bancaire », ajoute Pierre Panissié, responsable commercial investisseurs institutionnels. L’intérêt des PME se concentre sur les produits et solutions de gestion financière (notamment les produits d’investissement pour la gestion de trésorerie), les produits et solutions d’épargne d’entreprise, enfin les produits pour l’épargne des dirigeants. Des offres dont elles peuvent bénéficier soit directement, via Axa IM, soit indirectement, via les compagnies d’assurance du groupe Axa. « De plus en plus d’entreprises mettent en œuvre des dispositifs d’épargne salariale, d’entreprise ou de retraite collective, remarque Jean Pitois, notamment en raison des avantages fiscaux à la valorisation des retraites surcomplémentaires des collaborateurs. »

 

« En matière de gestion de trésorerie d’entreprise, nous offrons aux PME une large gamme de fonds d’investissements reconnue par le marché comme performante, poursuit le directeur de la clientèle institutionnelle d’Axa IM. Celle-ci couvre l’ensemble des besoins, de la gestion au jour le jour à des objectifs de moyen, voire de long terme : OPCVM, monétaire et solutions dédiées à travers des fonds d’investissement et des mandats de gestion personnalisés en fonction des besoins spécifiques. Tout est adaptable. » Axa IM se positionne, en effet, comme un « multiexpert de la gestion d’actifs », gage d’une gestion performante à long terme. « Nous avons un positionnement spécifique afin d’apporter le meilleur en termes de gestion, de service et d’accompagnement à nos clients, avance Jean Pitois. Nous leur offrons la solidité d’un grand groupe, son engagement stratégique et la réactivité d’équipes hautement spécialisées. Par ailleurs, nous ne faisons pas de distinction entre une très grande entreprise et une PME : les PME bénéficient également d’un service de type institutionnel. » Un engagement qui se décline dans la relation commerciale : « Un interlocuteur unique permet d’accéder à l’ensemble des services et produits d’Axa IM, détaille Pierre Panissié. L’investisseur final a directement accès à la société de gestion. Il n’y a aucune discrimination par rapport à la taille de l’investissement projeté. »

 

« Les réflexes se perdent parfois en période de crise »
Christian Rabeau est directeur de la gestion d’AXA IM Paris, directeur général délégué.

 

Commerce International : Comment la crise financière s’est-elle développée ?

 

Christian Rabeau : « L’élément déclencheur de la crise financière a été le retournement du marché immobilier américain. Mais sa source profonde réside dans les nombreux déséquilibres accumulés depuis longtemps : une insuffisance d’épargne des ménages, une diffusion imprudente du crédit en raison de liquidités abondantes, et des innovations financières parfois mal maîtrisées, notamment les titrisations. Ce mouvement, qui avait permis une très forte croissance, s’est terminé dans l’exagération. Les contrôles n’ont pas toujours été à la hauteur des risques pris et les excès n’ont pas été limités à temps.
Les marchés financiers se sont retournés, essentiellement pour deux raisons : d’une part, la perception que les bénéfices des entreprises allaient s’affaiblir dans cette conjoncture plus faible et, d’autre part, une demande générale de liquidité exprimée par les acteurs des marchés. Dans un tel contexte, un gérant vend ce qu’il peut vendre, y compris des actifs de bonne qualité, facilement cessibles. Ainsi, tous les marchés finissent-ils par être entraînés dans une spirale baissière ! »

 

Quelle a été la réponse d’AXA IM ?

 

C. R. : « Notre réponse, en tant que gérant d’actifs, a été d’accompagner nos clients dans cet environnement difficile en les aidant à se concentrer sur leurs principaux objectifs : apprécier le risque acceptable pour leurs actifs et garder leur véritable horizon de gestion. Ces réflexes se perdent parfois en période de crise. Surtout, nous avons fait preuve d’une totale transparence sur les différents types de produits et sur notre analyse de la crise. La communication est un élément essentiel de la confiance lorsque les repères traditionnels disparaissent. »

 

Quelles leçons tirer de cette crise ?

 

C. R. : « Ce serait une grave erreur de se débarrasser des innovations financières – au premier rang desquelles la titrisation – qui ont largement contribué à l’accélération de la croissance aux États-Unis et dans le monde. Néanmoins, de graves excès ont, à l’évidence, été commis. Il faudra donc revisiter les notions de risque et les procédures de contrôle ; certains produits, peut-être trop complexes, devront être mieux expliqués aux clients. Et en matière de réglementation, il faudra accroître la transparence des produits, de leur mode de fonctionnement et des bilans qui les accueillent. Mais repartir sur des bases plus saines prendra sans doute un peu de temps. »