BCC – Les exportateurs britanniques identifient de nouveaux marchés porteurs

8
Bccfinal
Les Emirats arabes unis, la Pologne et la Chine ressortent parmi les marchés à fort potentiel de croissance, selon un sondage publié par le BCC.

 

Les exportateurs britanniques veulent élargir leurs horizons. S’ils sont encore quelque 87% à commercer avec l’Union européenne, une grande majorité est consciente des changements intervenus sur la scène mondiale et de la nécessité de s’ouvrir à d’autres marchés. Selon une étude réalisée sur plus de 4600 de leurs membres par l’organisme en charge des chambres de commerce outre-Manche, le BCC,  le nombre de compagnies exportatrices est passé en une année de 32 à 39%. Plus de la moitié des entreprises interrogées – 57% exportent d’ores et déjà en direction du Moyen-Orient ou de l’Afrique, tandis que 51% distribuent leurs produits à destination de l’un des pays européens non membres de l’UE.

 

 

L’Amérique du nord comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande ne représentant respectivement que 47 et 40% des exportations, tandis que l’Amérique latine reste encore un continent à défricher : seuls 28% des exportateurs y possèdent actuellement des relations commerciales. Mais le Brésil, considéré comme l’une des principales futures économies mondiales, figure au sommet de la liste des destinations d’exportations au cours des cinq prochaines années, suivi par le Russie et le Qatar, selon le sondage.  Parmi les entreprises qui souhaitent démarrer une politique d’exportations, les pays cibles ne varient guère de ceux choisis par les exportateurs actuels : 88 % visent les pays de l’UE,  tandis que la moitié envisage d’exporter ses produits aux Etats-Unis. Le ralentissement de la croissance chinoise a cependant un impact sur les velléités d’exportations des membres du BCC : seuls 40% des potentiels exportateurs envisagent de distribuer leurs produits en Asie.  

 

Chez les exportateurs actuels, la Chine demeure néanmoins en tête de liste des pays présentant les opportunités de croissance les plus importantes, à l’image du Brésil et de la Russie. Mais, au-delà des BRICS, les exportateurs ont déjà identifié  un certain nombre de marchés porteurs, parmi lesquels figurent les Émirats Arabes Unis, la Chine et l’Inde, ainsi que le Vietnam et la Pologne. Parmi les entreprises encore concentrées sur leur marché domestique, beaucoup évoquent  cependant la difficulté de franchir les barrières géographiques : plus de la moitié – 58% déclarent ne pas posséder un produit adéquat, tandis que  6% admettent ne pas avoir de connaissances suffisantes en matière d’expertise commerciale. Pour 80% des entreprises britanniques non exportatrices, trouver des clients ou des distributeurs faciliterait le processus de décision.  

 

Sans surprise, le BCC a encouragé le gouvernement britannique à venir en aide aux entreprises désireuses de s’ouvrir à l’international : «Alors que les mesures d’austérité vont continuer jusqu’en 2018, il est clair qu’une reprise durable va devoir reposer de façon significative sur la diversification et le rééquilibrage de l’économie en  faveur des exportations » a souligné John Longworth, directeur général du BCC, « les entreprises britanniques ont un énorme potentiel d’expansion non exploité, mais elles ont besoin d’un soutien adéquat pour les aider à être compétitives  sur la scène mondiale et pénétrer de nouveaux marchés ».