Business Facility International compte s’étendre à l’ensemble des capitales régionales

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Externalisation des tâches, flexibilité et rapidité des transactions, tout plaide dans le monde du travail pour que le bureau traditionnel et pérenne occupe moins d’importance dans la vie des entreprises Au profit des centres d’affaires prêts à rendre un nombre incalculable de services. Exemple avec Business Facility International, dont la croissance est le reflet de cette évolution.

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À l’heure, à la journée ou au mois, la location d’un bureau est depuis quelques années grandement facilitée par le développement des centres d’affaires. Séduisant de plus en plus d’entreprises tout au long de leur existence, ces centres, qui offrent bien plus que de la location d’espaces de travail, sont cependant toujours bien plus appréciés dans la culture anglo-saxonne que dans la culture française. Pour François de Sonis, directeur général et créateur en 1999 de Business Facility International (BFI), les mentalités sont cependant en train de changer rapidement : « Auparavant, on pensait que celui qui était localisé dans un centre d’affaires manquait de moyens au point de ne pouvoir s’offrir un bail commercial ; maintenant, c’est l’inverse. C’est un signe de richesse qui permet de bénéficier à plein des atouts de la flexibilité. » Consultants de haut niveau, créateurs d’entreprises, cabinets de recrutement, entreprises en expansion, ils sont en effet de plus en plus nombreux à externaliser leur bureau et à y trouver leur compte, que ce soit pour des réunions stratégiques ou de la domiciliation d’affaires. « Les sociétés clientes n’imaginent pas tout ce que l’on peut faire pour elles en termes de services. C’est ce qui explique sans doute que, chez nous, la durée moyenne de location d’un bureau est désormais de deux ans », précise François de Sonis, dont l’entreprise, filiale depuis 2005 de la foncière Affine, gère 15 centres d’affaires dans toute la France dont six à Paris et en région parisienne.

 

Dans les années à venir, l’entreprise compte s’étendre à l’ensemble des capitales régionales en privilégiant les implantations dans les quartiers d’affaires et les zones de flux (gares TGV, aéroports), où elle est déjà présente comme à Lille ou Lyon – La Part-Dieu. Parmi les prochaines implantations, il faut noter la venue, dès 2009, de Business Facility International sur le terminal E2 de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle, ce qui ne manquera pas d’accroître la notoriété de la marque auprès d’une clientèle internationale déjà fortement demandeuse des prestations BFI. En effet, 40 % des clients sont des filiales de grands groupes mondiaux, le reste étant constitué à 40 % de PME et à 20 % de consultants ou de freelance. Avec un coût moyen à Paris allant de 1 500 à 2 000 euros par mois pour un bureau doté de deux postes de travail ou de 150 euros la journée, les prestations, qui comprennent automatiquement la mise à disposition d’un parking à proximité immédiate, sont d’autant plus appréciées que l’emplacement est de prestige. « Dans notre métier, c’est un peu comme pour les boutiques commerciales, c’est d’abord l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement… ». Cela est particulièrement vrai à Paris où les demandes de tel ou tel quartier sont souvent tributaires du degré de prestige exigé pour telle ou telle activité.Autre tendance lourde des process de travail qui jouent en faveur des centres d’affaires : le management par projets qui exige que les partenaires se rencontrent, pour des réunions ou des sessions de travail, dans des endroits jugés neutres par les différentes parties.

 

C’est notamment le cas des SSII (pour Sociétés de services et d’ingiénierie informatique, ndlr), qui apprécient, en outre, chez BFI l’accueil personnalisé ainsi que l’esprit « club » de chaque centre. Chacun d’entre eux est géré de manière autonome, un gage de convivialité et d’adaptation aux besoins spécifiques des clients. La création récente du bureau en ligne (BEL) apporte, en outre, une valeur ajoutée en offrant une grande capacité de stockages sécurisée et une facilité d’accès à ses données personnelles. Bien d’autres prestations viennent compléter les prestations de BFI (conciergerie, permanence téléphonique, etc.), qui en interne – l’entreprise emploie 45 personnes en France – est, par exemple, capable d’assurer des travaux d’interprétariat ou de traduction de et vers la langue anglaise.Alors que 90 % des commandes de bureaux de travail ou de salles de réunion transitent par Internet, l’entreprise, membre du réseau international Alliance (plus de 600 business centers dans le monde) a délibérément choisi de privilégier une relation de proximité et de confiance avec les clients pour qui il est toujours vital de se rendre compte en direct de l’univers de travail dans lequel ils vont évoluer. Rien décidément ne pourra remplacer la convivialité.