Cabinet Lartigue Tournois & Associés: « Les investisseurs du Golf préfèrent investir dans des villes européennes »

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Grâce à sa bonne connaissance des pays du Moyen-Orient  et du Golfe, le cabinet Lartigue Tournois & Associés aide ses clients français et étrangers à réussir leur collaboration internationale. Sa mission : débarrasser leurs clients des problèmes juridiques qu’ils pourraient rencontrer.

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Créé en 1990 par Véronique Lartigue, le cabinet Lartigue Tournois & Associés, qui compte aujourd’hui une trentaine d’avocats – dont 24 en région parisienne et cinq à Beyrouth – est spécialisé en droit des affaires. Conseils et rédaction de contrats, règlement d’affaires de contentieux et d’arbitrage font partie du quotidien des avocats. Depuis le milieu des années 1990, le cabinet s’est spécialisé dans le droit de la communication, mais aussi dans la culture en entreprise et le marché de l’art, en conseillant ses clients en matière de mécénat ou de sponsoring. Il dispose également d’un département Sciences de la vie dédié à la création scientifique. Mais le cabinet est aussi réputé pour sa bonne connaissance des pays du Moyen-Orient. Il réalise aujourd’hui une part significative de son activité avec des clients de ces pays investissant en France ou des clients français entrevoyant des possibilités de collaboration avec les pays du Moyen-Orient et du Golfe.

 

Une relation privilégiée avec le Moyen-Orient
« Dès 1999, nous avons entretenu une relation privilégiée avec un cabinet libanais basé à Beyrouth, ce qui nous a permis de travailler avec tous les pays du Golfe », explique Véronique Lartigue. Au Moyen-Orient, le cabinet travaille aussi bien avec des institutionnels qu’avec des family office (une société privée dirigée par et pour une famille seule dans le but de transmettre efficacement la richesse établie depuis des générations, ndlr) souhaitant investir en Europe. Le cabinet aide aussi les entreprises françaises à se déterminer sur les opportunités d’une implantation, d’un investissement ou d’une collaboration dans les pays du Golfe. « Lorsque l’on travaille avec les pays du Golfe, il est indispensable de connaître leurs codes culturels, qui sont très différents de ceux des Occidentaux. Cela nous permet notamment de mieux anticiper ce que nos clients recherchent », remarque Saladin Kassimy, avocat associé du cabinet, de naissance libanaise. La proximité culturelle et la connaissance des réseaux adéquats pour conclure une affaire plus rapidement constituent des atouts indéniables.

 

« Parfois, il faut savoir lire entre les lignes. Cela permet de lever certaines barrières », précise l’avocat. Lever des barrières juridiques notamment, car les pays du Golfe ne disposent pas d’un cadre juridique aussi structuré que la France. Qu’il s’agisse d’entreprises en difficulté ou de promoteurs immobiliers en mal d’acheteurs, la France regorge d’opportunités pour les investisseurs des pays du Golfe, aussi bien les institutionnels que les riches familles. « L’immobilier intéresse particulièrement les investisseurs du Golf qui préfèrent désormais investir dans des villes européennes comme Paris qui ne perdront pas de leur valeur, comme c’est le cas aujourd’hui à Dubaï… », remarque Saladin Kassimy. Les villes nouvelles des pays du Golfe, très prisées des spéculateurs, sont en effet victimes, depuis le début de la crise économique mondiale, d’un gel des investissements et d’un désintérêt de la part des investisseurs qui préfèrent désormais revenir à des valeurs sûres. « La période de crise actuelle est favorable aux investissements, que ce soit dans les entreprises ou dans l’immobilier », confirme Véronique Lartigue.

 

Des opportunités intéressantes au Moyen-Orient
Dépendants en grande partie de l’industrie pétrolière, les pays du Golfe étudient leurs possibilités de reconversion. L’industrie de l’eau, l’immobilier, le BTP, mais aussi les technologies de pointe sont autant de secteurs qui intéressent ces pays. « Les jeunes se détournent des formations liées au pétrole pour s’intéresser à la médecine ou aux disciplines scientifiques, aux nouvelles technologies », note Véronique Lartigue. Le Moyen-Orient est intéressé par des collaborations avec la France, terre d’excellence dans de nombreux domaines et disposant de ressources humaines bien formées et qualifiées. « Les opportunités au Moyen-Orient ne concernent pas uniquement les grosses entreprises ; les PME performantes dans des secteurs intéressant ces pays sont également les bienvenues », précise Véronique Lartigue.