Cabinet Spratley Conseil: « Les aides publiques sont un levier du développement des entreprises »

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À 29 ans, Olivier Spratley dirige le cabinet Spratley Conseil, premier réseau français d’ingénierie en aides publiques. Ce jeune PDG a eu en 2003 une brillante idée : assurer le développement des entreprises grâce au financement public. Il nous explique le fonctionnement de son cabinet d’experts.

 

Commerce International : Pourquoi avoir créé un cabinet spécialisé dans les aides publiques ?

 

Olivier Spratley : « En 2002, je finissais mes études de commerce à Nantes. Mon école recevait beaucoup de chefs d’entreprise qui avouaient ne pas recourir aux aides publiques par manque d’information et de temps. Les sites Internet ne recensaient pas les aides et subventions alors qu’il en existait de nombreuses. En 2003, j’ai lancé le site toutaide.com. Dès le début, il y a eu 5 000 visiteurs par mois. J’ai reçu des centaines de demandes de chefs d’entreprise désireux d’être accompagnés pour monter des dossiers. Cela a été une vraie surprise. »

 

Comment a évolué votre activité ?

 

O. S. : « Petit à petit, j’ai constitué une équipe et nous avons répertorié toutes les aides et subventions existantes qu’elles soient européennes, nationales ou régionales. Leur nombre évolue en permanence. En 2009, on peut en compter plus de 6 000. Nous sommes les seuls à proposer une base de données aussi exhaustive. Elle est reconnue par le ministère des Finances dans la « Mission d’audit de modernisation. Rapport sur les aides publiques aux entreprises. » de janvier 2007. Dès 2005, Spratley Conseil est devenu un réseau national. Nos con-sultants sont tous des experts capables d’identifier les dispositifs d’aides publiques les plus appropriés aux projets de l’entreprise. Comme 70 % des dispositifs ont des aspects territoriaux, la proximité avec nos clients et les organismes est un atout majeur. Aujourd’hui, notre réseau compte 21 régions franchisées. Fin 2009, nous envisageons une parfaite couverture nationale avec 40 sites. »

 

Comment intervenez-vous auprès des entreprises clientes ?

 

O. S. : « Lorsqu’une PME, un groupe ou un créateur d’entreprise nous présente ses projets, nous déterminons s’ils sont éligibles aux aides. Chaque projet peut comporter plusieurs axes : innovation, environnement, recrutement, formation… Nous proposons le Diagnostic Aides et Subventions® qui détaille toutes les aides. Lors de sa remise, notre consultant présente un plan d’action qui se limite à trois ou quatre dispositifs. Il est parfois plus intéressant d’aller chercher deux aides modestes plutôt qu’une plus importante qui exclue les autres pendant 3 ans. Suivant le choix du client, on monte les dossiers de demandes d’aides. Un Diagnostic Aides et Subventions® coûte entre 1 500 et 5 000 euros. Le montage des dossiers et l’accompagnement sont rémunérés au résultat, ce qui garantit à l’entreprise 80 % des sommes allouées. »

 

Quels sont les avantages des aides publiques et qui sont vos clients ?

 

O. S. : « Les aides publiques sont un levier du développement des entreprises. Suivant la forme du dispositif accordé, c’est une enveloppe financière définitivement acquise ou à rembourser (subventions, primes, avances remboursables…) ou des charges qui ne seront pas à payer (exonérations sociales, fiscales…). Sans oublier qu’être reconnu par un organisme apporte une crédibilité au projet. Seulement deux tiers des fonds européens sont utilisés en France. Et en période de crise, ces budgets sont en progression. Ils représentaient 65 milliards d’euros en France en 2007 et sont estimés à plus de 100 milliards pour 2009. Il est donc primordial de démocratiser ces aides pour qu’elles ne restent pas sans effet économique. Les PME sont notre cible privilégiée. Ces entreprises bénéficient des dispositifs d’aides les plus importants. Mais tous les projets peuvent être subventionnés. Par exemple, dans le cadre du développement d’une PME, nous avons obtenu plus d’un million d’euros d’aides et de subventions avec sept dispositifs successifs en quatre ans. Notre record : 1,7 million d’euros pour une reprise d’entreprise grâce à une prime à l’aménagement du territoire. C’est donc un système qui marche pour qui sait identifier et monter les dossiers. »