Après l’adoption par le Sénat le 28 novembre d’une partie du budget 2018, les CCI sont partagées sur la voie à suivre pour subsister. La seconde lecture du budget 2018 qui aura lieu 12 décembre à l’Assemblée Nationale entérinera le projet de loi, mais les derniers verrous que pouvaient mettre en place les sénateurs pour sauver les financements des CCI n’ont de toutes façon pas été retenus…

La mesure inquiète les présidents de Chambre depuis des semaines. Nous vous relations d’ailleurs à plusieurs reprises les déboires des différentes CCI qui esquissent une feuille de route à tenir pour tenter de subsister après la baisse de taxes des entreprises qui vont faire perdre 150 millions d’euros de budgets pour les CCI.

Jérôme Gernais se demande si «l’État souhaite la mort des CCI»

Jérôme Gernais, président de la CCI Indre s’interrogeait d’ailleurs avant le vote des sénateurs pour savoir si «l’État souhaite la mort des CCI», ce dernier ne se dit pas «opposé à contribuer à l’effort national» mais pour le président de la Chambre consulaire Indre ces 17% pourraient mettre à mort certaines CCI et obliger d’autres chambres à de grands chamboulements pour tenir le coup.

Jérôme Gernais rappelle que «certaines CCI départementales dépendent à 100% de la ressource fiscale», il est rassurant au niveau local grâce «au centre de formation qui est le plus important de la région, et dont 80% des ressources de sa CCI viennent de ce centre». «Cela n’empêchera pas que sur les 59 employés actuels, 5 employés pourraient être licenciés pour combler les pertes, sur l’ensemble des CCI, 2000 emplois pourraient être perdus».

2000 emplois potentiellement menacés sur toute la France

Jérôme Gernais, comme tous ses collègues présidents de chambres en ce moment, espère que le Chef de l’État, Emmanuel Macron, «dont les premières mesures démontrent pourtant qu’il est favorable au monde de l’entreprise» est prié de creuser certaines pistes dont celles évoquant la possible fusion des CCI et des chambres de métiers. «Nous ne sommes pas fermés à cette idée. Nous avons des métiers et des compétences en commun» conclut Jérôme Gernais.