CCI Madrid – Protection industrielle, un enjeu stratégique

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La CCI de Madrid lance un service de protection industrielle pour protéger les marques et innovations.

 

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Madrid innove. Depuis quelques semaines, elle offre un nouveau service de Protection Industrielle pour les entreprises et nouveaux entrepreneurs. Objectif : aider les entreprises pour la protection de leurs marques commerciales et de leurs créations technologiques. « Les start up démarrent souvent avec l’aide d’un financement public. Elles développent un produit, mais ne se soucient pas forcément de le protéger ensuite. C’est dommage. C’est aussi une manière de se faire connaître et un moyen de se démarquer de la concurrence », fait remarquer Mercedes Aviles, coordinatrice de la propriété industrielle au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Madrid.

 

 

La CCI de Madrid a surtout détecté un  manque de connaissance de la part des entreprises. « Nombreuses sont également celles qui n’exploitent pas leur R&D à travers des licences », fait remarquer Mercedes Avilés. Madrid conseille donc directement maintenant les entreprises sur la marche à suivre. Elle le fait de manière directe pour la protection d’une marque commerciale. Quant aux innovations technologiques, elle fait entrer en contact les entreprises avec l’un des cinq cabinets consultants spécialisés collaborateurs. « Ce sont des cabinets avec une vingtaine d’années d’expérience derrière eux », ajoute Mercedes Aviles. 

Concrètement, la Chambre de Commerce et d’Industrie offre un premier conseil de manière gratuite. Si l’entreprise est intéressée pour protéger sa marque commerciale, le rapport sur la recherche de marques du même nom est payant. Les consultations données par les cabinets collaborateurs aussi. « Nous ne présentons en aucun cas les dossiers directement auprès du Bureau national des Brevets. Notre travail est d’aider de diriger les entreprises dans les formulaires, les démarches à suivre. Pour une entreprise qui se lance seule dans le processus, le chemin est difficile », insiste Mercedes Aviles.

 

Lors d’une session consacrée à la présentation du nouveau service de la CCI de Madrid, plusieurs cas de protection industrielle ont été présentés. Comme celui d’une entreprise pharmaceutique belge, créée en 1973 et acquise en 2004 par des investisseurs privés. La stratégie de la société est alors modifiée, ses dirigeants voulant développer le marché espagnol et latino-américain. La société trouve alors un partenaire industriel et peut transférer la technologie après l’obtention de brevets et de licences.

Autre cas étudié : celui de l’Agence spatiale européenne. Elle  n’avait pas suffisamment organisé son portfolio de brevets pour tenter de transférer sa technologie vers des applications extérieures au secteur spatial. Après une étude, le consultant détecte 141 inventions de l’Agence spatiale européenne. Une vingtaine d’applications dans les secteurs de l’énergie renouvelable, de l’alimentation et de la chimie industrielle pourraient être valables. Et une cinquantaine de licenciés étaient susceptibles d’être intéressés.