Certivea, le label des bâtiments éco-responsables

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Patrick Nossent, président de Certivea. / D.R.
En France, la construction représente 20% du PIB national et 43% de la consommation énergétique. C’est pourquoi promouvoir des bâtiments HQE devient une nécessité: c’est la mission de Certivea.

 

Créée en mai 2006, Certivea est l’organisme français de certification de la haute qualité environnementale (HQE) des bâtiments non résidentiels et la filiale du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) pour la certification de la qualité environnementale des bâtiments de bureau, d’enseignement ou équipements sportifs neufs, rénovés et en exploitation. Les clients de Certivea sont aussi bien les maîtres d’ouvrage (collectivités territoriales ou promoteurs), s’agissant des bâtiments neufs ou rénovés, que les propriétaires, les exploitants ou les utilisateurs, s’agissant des bâtiments en exploitation.

 

« Indirectement, nous nous adressons à l’ensemble de la chaîne de l’immobilier et de la construction », indique Patrick Nossent, président de Certivea. Depuis 2011, l’organisme expérimente un référentiel sur l’aménagement durable qui ne porte plus uniquement sur les bâtiments, mais prend aussi en compte les problématiques de transport et de mixité sociale dans une optique d’intégration et de développement durable. À ce jour, 17 opérations pilotes ont déjà été menées et le référentiel a été validé.

 

La démarche HQE met en relation des acteurs décidés à promouvoir la qualité environnementale des bâtiments. « La réussite d’une opération tient à la synergie entre les acteurs et à l’intelligence collective qui existe entre eux », assure Patrick Nossent. Certivea intervient aux deux tiers dans le secteur privé et à un tiers dans le secteur public dans la France entière, essentiellement autour des pôles urbains. « Les mêmes exigences existent dans toute la France, mais le référentiel s’adapte en fonction du contexte de chaque opération, de sa localisation géographique, du poids des contraintes urbanistiques, des transports et des opportunités d’utilisation de l’énergie renouvelable… », précise Patrick Nossent.

 

Les certifications sont systématiquement effectuées par des auditeurs indépendants et les audits ne sont jamais prescriptifs. « Nous proposons des niveaux de performance à atteindre, mais nous n’imposons jamais de solutions pour les atteindre », explique ainsi Patrick Nossent. Cette approche favorise l’adaptation au contexte et l’efficacité de la démarche. Cela favorise, par ailleurs, le déploiement international, qui fait partie des objectifs de l’organisme.

 

Le caractère multicritère de la démarche HQE permet d’éviter de résumer l’analyse du bâtiment à sa seule performance énergétique. « Elle ne doit pas être obtenue au détriment des gens », assure Patrick Nossent. Les problématiques de santé et de confort sont en effet elles aussi prises en compte afin de favoriser des bâtiments sains, confortables et respectueux de l’environnement. Si la part de constructions HQE sur l’ensemble du parc immobilier français reste marginale, elle tend à progresser. Ainsi, 14 % des bâtiments non résidentiels et 35 % des bâtiments de bureaux mis en chantiers en France aujourd’hui sont certifiés par Certivea. Mais l’organisme de certification va plus loin dans sa démarche en proposant une certification pour la rénovation des bâtiments, d’une part, et pour leur bonne exploitation et utilisation, d’autre part.

 

Un référentiel international est en cours de développement à partir des retours d’expérience de dix opérations certifiées en Belgique, au Luxembourg, en Italie, en Algérie, ainsi que d’une trentaine d’opérations menées au Brésil avec un partenaire local. Le lancement de ce référentiel international est prévu pour juin 2012. Il sera utilisable par les constructeurs intervenant à l’échelle internationale et par les maîtres d’œuvre, les architectes et les consultants ayant l’habitude d’utiliser des référentiels internationaux.

 

Par ailleurs, en plus de son partenariat au Brésil, Certivea recherche de nouvelles alliances locales pour déployer son référentiel dans d’autres pays en quête d’un système de certi-fication international d’origine française reconnu pour sa qualité et le sérieux de la démarche qui y est associée. « La qualité de la démarche HQE française est reconnue tant pour la performance des bâtiments certifiés HQE que pour son adaptabilité quel que soit le contexte climatique et socio-économique du pays », conclut Patrick Nossent, ravi que Certivea s’inscrive dans une démarche globale vertueuse en faveur du développement durable.