« En Essonne, réussir », l’étoile montante de la presse made in CCI

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Valérie Leboudec, quel est votre parcours avant l’intégration de la rédaction en chef d’ « En Essonne, réussir » ?

J’ai 48 ans. Depuis l’âge de 11 ans, je veux être journaliste. Après des études de géographie économique, j’ai intégré l’école de journalisme IPJ à Paris. S’en est suivie une expérience essentiellement dans la presse spécialisée, puis j’ai intégré « En Essonne, réussir ». Aujourd’hui, j’en suis la rédactrice en chef, mais j’exerce aussi la fonction de responsable Informations, médias, communication digitale à la CCI Essonne. Et Mon travail me passionne…

 

Quelle est la vocation de votre magazine ?

 

En 1992, à sa création, la CCI Essonne a décidé d’en faire un magazine journalistique. A raison de cinq magazines par an, on y parle de l’actualité locale des entreprises. Ces journaux en papier glacé sont distribués gratuitement aux quelques 30,000 sociétés du territoire. Et, depuis six ans, nous avons également ajouté dans la liste de nos destinataires, les grandes écoles, HEC et l’université d’Evry.

 

Il semblerait que votre produit puisse servir aux autres CCI étant donné sa progression… A quoi est-ce dû ?

 

En effet, le magazine est passé de 30000 publications à sa création à 40,000 aujourd’hui. Et 90% des journaux distribués sont lus, d’après nos études, c’est très encourageant. Nous produisons 72 pages, en papier glacé, sans publi-reportage. Les entrepreneurs sont très friands de l’actualité de leurs voisins, sur leur territoire. Nous proposons des dossiers, enquêtes sur, par exemple « comment se faire connaître pour une entreprise », nous interviewons de grands économistes comme Jacques Attali ou Jacques Généreux. Dans le sommaire, nous trouvons également la rubrique « Vu ailleurs », qui détaille une initiative d’une autre CCI méritant d’être dupliquée, comme La route numérique du Mans.  Et nous n’oublions pas la page Loisirs, avec un focus sur une activité qui se déroule en Essonne. En réalité, je suis la seule journaliste pour gérer quelques dix correspondants, une maquettiste…

 

Toutes les CCI n’entretiennent pas de magazines, loin de là. A quoi cela tient-il ?

 

Vous savez, c’est à chaque CCI de décider d’avoir un magazine ou pas. Etant donné la crise, beaucoup ont arrêté leurs publications, comme la CCI Paris il y a quatre ou cinq ans… D’autres parts, certaines ont choisi d’avoir des équipes journalistiques, comme chez nous, d’autres non. Dans ce cas, il s’agit plus de communication. Aujourd’hui, il reste une bonne dizaine de titres encore. Le journal de Nantes Saint Nazaire est de très bonne qualité aussi…

 

Quel est le modèle économique de votre magazine ?

 

Au tiers, il est financé par la CCI, aux deux tiers par la commercialisation de pages publicitaires. Nous sommes quatre permanents, accompagnés de quelques pigistes.

 

L’avenir de votre magazine, comment le voyez-vous ?

 

Il faut garder un lien avec le papier. Je crois à ça. Après bien sûr, l’avenir se situe sur le numérique. D’ores et déjà, nous avons un site internet, mais également une page Facebook, nous utilisons l’outil de réseau social Scoopit. Mais vraiment : les lecteurs ne sont pas prêts à abandonner le papier.