Entretien avec Christophe Lemarié, Société Général Gestion

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Pierre Fourche et Christophe Lemarié, respectivement directeur commercial et directeur général délégué de Société Générale Gestion
Société Générale Gestion, la société de gestion dédiée aux clients de la banque affiche de bonnes performances depuis sa création il y a un an et demi.

Pierre Fourche, 57 ans, a effectué toute sa carrière au sein du groupe Société générale qu’il a intégré en 1973. Il est directeur commercial de Société Générale Gestion depuis sa création le 1er janvier 2010. Ancien directeur de la Gestion d’actions au Crédit Agricole Asset Management, Christophe Lemarié est aujourd’hui le directeur général délégué de Société Générale Gestion.

 

Commerce International : Quand et comment est née la Société Générale Gestion ?

 

Christophe Lemarié : « L’entité est née lors de la création d’Amundi, fruit de la fusion entre Société Générale Asset Management (SGAM) et Crédit Agricole Asset Management (CAAM). Cette fusion – qui est intervenue il y a un an et demi – avait pour but de permettre au groupe ainsi constitué d’atteindre une taille critique à l’échelle internationale et de diminuer les coûts pour mieux servir notre clientèle. Amundi représente aujourd’hui plus de 690 milliards d’euros d’actifs sous gestion, 3 000 clients institutionnels et 100 millions de clients particuliers dans plus de 30 pays dans le monde. Société Générale Gestion est la filiale d’Amundi (à 100 %) dédiée en exclusivité aux clients du réseau Société Générale. »

 

Quel est votre rôle auprès de cette clientèle ?

 

Pierre Fourche : « Il s’agit de gérer les actifs financiers que les clients de la Société générale peuvent nous confier, que ce soit sous forme de mandats de gestion ou à travers les produits collectifs que sont les fonds (FCP) et SICAV. Société Générale Gestion dispose pour ce faire de ses propres équipes de gestion et de structures marketing et commerciales totalement intégrées avec le dispositif proposé par la Société générale à ses clients. Les actifs que nous gérons recouvrent à la fois des OPCVM grand public, dits aussi “ouverts” (actions, taux, monétaire…), et des mandats de gestion, ou “fonds dédiés”, pour des clients individuels – des particuliers comme des institutionnels. Aujourd’hui, environ 40 milliards d’euros d’actifs y sont gérés pour le compte de clients de la Société générale. »

 

Comment est organisée la gestion de mandats ?

 

P. F. : « L’une de nos grandes forces est notre capacité à proposer à nos clients une gestion sous mandat personnalisée et discrétionnaire pour la gestion de leur patrimoine financier. Nos clients qui délèguent la gestion de leurs avoirs financiers ont besoin d’une transparence totale, car, pour nous, la gestion sous mandat n’est pas seulement un produit, c’est avant tout un service : le client délègue sans jamais perdre la main. Il peut rencontrer à sa guise son gérant pour faire le point. La crise économique ayant sensiblement renforcé la méfiance des clients tant vis-à-vis des marchés que vis-à-vis de leur banque, la gestion sous mandat nous semble une bonne solution, car elle est transparente et personnalisée. « 

 

Comment pouvez-vous garantir, auprès de vos clients, cette transparence de gestion ?

 

P. F. : « Les clients veulent à la fois comprendre comment leur argent est géré et combien il rapporte. Cela nécessite une transparence absolue entre le client et son conseiller en gestion de patrimoine qui lui dresse un bilan patrimonial et lui conseille ensuite d’investir en se diversifiant : dans le secteur immobilier, sur les marchés financiers, pour une épargne sans risque… Les clients ont toujours la possibilité de parler de leurs contraintes et de mesurer leur appétence au risque. Ainsi peuvent naître des allocations d’actifs tout à fait originales. Ensuite, la transparence est totale sur les actes de gestion : nous communiquons au client tous les mois, nous lui envoyons chaque trimestre un rapport de gestion personnalisé et, bien sûr, il peut contacter directement son gérant. »

 

La diversification est-elle essentielle dans la gestion sous mandat ?

 

C. L. : « Absolument. Un client qui nous délègue la gestion de ses avoirs financiers s’attend à une gestion qui soit diversifiée et patrimoniale. Cela veut dire que les portefeuilles sont gérés activement, mais de manière raisonnée et dépassionnée. Nous gérons des plans d’épargne en actions (PEA) avec des titres en direct à partir de 75 000 euros, des comptes titres, des contrats d’assurance-vie… La diversification consiste à aborder différents pays, différents marchés et différents secteurs d’activités. La gestion discrétionnaire est une gestion de conviction : le gérant offre le meilleur de la société de gestion à son client et choisit certaines stratégies plutôt que d’autres. »

 

Au final, pourquoi les clients choisissent-ils la Société Générale Gestion pour faire fructifier leur patrimoine plutôt que ses concurrents directs ?

 

C. L. : « Notre gestion est performante : pour les années 2009 et 2010, les performances de nos mandats PEA ont été de 6 % supérieures à celles du CAC 40. Cette année, la tendance devrait être identique. De plus, nos clients viennent chez nous, car ils savent exactement ce qu’ils paient : ils reçoivent leur facture, le montant des courtages et la totalité des frais dans le rapport de gestion. C’est très important de garder ainsi une transparence dans les frais. Enfin, les gérants de Société Générale Gestion peuvent s’appuyer sur les experts de la maison-mère Amundi, le numéro 1 de la gestion d’actifs en France, le numéro 3 en Europe et le numéro 8 dans le monde. »

 

De plus amples informations sur les sites Internet suivants : www.amundi.com et www.societegeneralegestion.fr