Entretien avec des dirigeants de la banque KBL Richelieu

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Olivier Roy, directeur général de KBL Richelieu, et François Morlat, directeur de l’activité gestion privée, reviennent sur l’état d’esprit atypique qui anime leur établissement bancaire.

 

Commerce International : Votre offre de conseil est vaste. Comment garantir au client un haut niveau de compétences dans chaque branche de votre activité ?

Olivier Roy : « Nous nous décrivons comme une “ banque d’affaires privées ” pour l’ensemble de la clientèle. Cela signifie que nous portons notre réflexion aussi bien sur le patrimoine privé du client que sur son patrimoine professionnel, lorsqu’il s’agit de dirigeants d’entreprises ou d’actionnaires familiaux. Nous partons du principe qu’il est impossible de fédérer dans une structure interne un très haut degré de compétences dans une multitude de domaines. C’est pourquoi nous choisissons de nous appuyer durablement sur de multiples savoir-faire externes, rigoureusement sélectionnés, pour les différents sujets qui intéressent le client. KBL Richelieu a ainsi constitué un réseau d’excellence composé d’acteurs animés par le même souci de qualité dans l’accompagnement que le nôtre. »

Quels sont les points atypiques en matière de gestion du patrimoine professionnel ?

O. R. : « Nous pouvons être amenés à réfléchir sur des évolutions capitalistiques judicieuses pour le client, comme une cession d’entreprise ou une recherche de capitaux pour renforcer les fonds propres en réponse à un projet de développement. Grâce à notre réseau d’experts, nous sommes à même de déceler aisément les besoins du client sur ce plan. Mais nous ne disposons volontairement pas d’une structure de conseil interne en France, à laquelle on enverrait l’ensemble de ces dossiers, car il importe d’éviter tous conflits d’intérêts qui pourraient survenir lorsqu’on fournit un conseil contre une rémunération. Notre rôle par rapport au client est de lui présenter des acteurs sur le marché français, européen et mondial, mais nous affichons très clairement, dès les premières prises de contact, que nous ne touchons aucune rémunération sur ce type de service. »

Qu’en est-il de votre offre d’allocation d’actifs ?

François Morlat : « Nous partons du principe que la valorisation du patrimoine ne peut pas se faire exclusivement par le biais d’investissements sur des marchés financiers. C’est pourquoi notre offre est également positionnée sur des investissements immobiliers et/ou fonciers. Nous accompagnons nos clients dans l’expertise, l’arbitrage et l’acquisition de biens immobiliers. Là encore, dans le souci d’avoir une approche pleinement éthique, nous nous appuyons systématiquement sur l’avis d’un expert indépendant. D’autres types d’investissements sont mis en avant dans notre offre, comme le private equity. Il s’agit alors d’investissements de longue durée, qui supposent une illiquidité provisoire. Ces fonds sont habituellement réservés aux clients investissant au moins 500 000 euros et ne doivent pas impacter plus de 20 % de leur patrimoine financier. Nous donnons la possibilité d’y recourir avec des montants bien inférieurs à ces seuils. Par contre, nous ne proposons pas de classes d’actifs laissant une trop grande place à la subjectivité, comme le domaine de l’art. Une fois que les actifs sont alloués, nous apportons un suivi dans la durée, en fonction des souhaits du client et de l’évolution de sa situation patrimoniale. Lorsqu’il est à la recherche d’immobilier, nous lui trouvons un partenaire. S’il faut dénicher un cabinet administrateur de biens en vue d’une mise en location, nous le mettons relation avec le professionnel adéquat. En somme, nous assistons nos clients dans l’organisation et l’optimisation de leur patrimoine dans le but de leur créer de la valeur additionnelle. C’est pourquoi nous nous définissons comme le banquier d’affaires privées. »