Entretien avec Henry de Montjoye, Vice président de la filiale française de Mercuri Urval

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Commerce International : Comment vous positionnez-vous sur le marché du recrutement ?

 

Henry de Montjoye : « Nous sommes là pour aider les entreprises à mettre en œuvre leur stratégie à travers des hommes. En réalité, bien au-delà de l’acte de recruter, notre vocation est d’apporter des réponses pertinentes aux quatre questions suivantes : de quelles compétences ai-je besoin pour mettre en œuvre ma stratégie ? Est-ce que j’ai ces compétences en interne ? Et si je les ai, que dois-je mettre en œuvre pour les développer ? Enfin, si je dois aller les chercher à l’extérieur, comment débusquer la bonne personne ? Les consultants de Mercuri Urval sont capables d’accompagner les entreprises dans toute cette démarche, préalable au recrutement. Ce ne sont pas seulement des chasseurs… »

 

Ces questions se posent de façon encore plus aigue aux entreprises qui recrutent pour l’international ?

 

H.deM.: « Oui bien sûr. Nous avions récemment le cas d’un client ayant besoin de recruter un manager pour développer ses activités en Russie. Fallait-il recruter un manager russe ayant l’expérience des entreprises occidentales ou envoyer sur place quelqu’un qui connaît bien le marché russe ? La tendance, générale, est plutôt au recrutement de cadres locaux. Encore faut-il bien connaître le contexte local pour faire le bon choix. Et savoir, notamment, que les cadres russes ayant déjà travaillé avec des entreprises de l’Ouest sont particulièrement recherchés, sollicités, et donc “volages”. Au-delà du recrutement, déjà difficile en soi, il faut savoir ensuite comment les garder au sein de l’entreprise ! »

 

Dans un cas de figure comme celui-ci, vous passez le relais à votre filiale locale ?

 

H.deM.: « Le consultant français qui connaît bien le client suit toujours l’affaire de près mais passe effectivement le relais à un consultant local qui, lui, connaît bien les problématiques spécifiques du recrutement sur place. En Chine, par exemple, de nombreux diplômes sont “ achetés” : nous payons quelqu’un, dans notre bureau de Shanghai, pour vérifier la validité des diplômes affichés par les candidats ! Mais, quel que soit le pays, l’entreprise qui se fait accompagner par Mercuri Urval retrouvera les mêmes méthodes, les mêmes façons de faire. C’est la force d’un cabinet réellement international. »

 

Constatez-vous un progrès dans la manière dont les entreprises gèrent aujourd’hui leur potentiel humain ?

 

H.deM.: « Tout à fait. Les DRH se rapprochent de plus en plus de la vision stratégique de l’entreprise. C’est bien pour pouvoir mettre en œuvre cette vision qu’ils cherchent à découvrir et retenir les meilleurs talents. Car les entreprises sont aujourd’hui en concurrence directe, tous secteurs d’activité confondus, pour attirer, développer et conserver les talents. Nous sommes à leur côté pour les aider à y parvenir. »