Ernst & Young Congo: « Nous n’avons pas encore ressenti les effets de la crise »

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Ernst & Young est présent au Congo depuis 25 ans. « Lorsque la société s’est implantée en 1984, son activité se limitait alors à l’audit d’entreprises privées et publiques », rappelle Ludovic Ngatse, 41 ans, expert-comptable diplômé, arrivé chez Ernst & Young Congo en 1995 et aujourd’hui associé et administrateur général.

 

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Ernst & Young Congo est spécialisé dans l’audit (expertise comptable, conseil en gestion, audit des fusions, des acquisitions et des systèmes d’information…) et dans le conseil juridique et social depuis 1996. Cette activité couvre des domaines aussi variés que le droit douanier, le droit social ou le conseil à la réalisation de transactions (acquisitions de sociétés, implantations au Congo et en RDC). Basé à Brazzaville, la capitale, et à Pointe-Noire, Ernst & Young Congo compte aujourd’hui 44 collaborateurs et connaît depuis trois ans une forte croissance de son chiffre d’affaires. « Nous n’avons pas encore ressenti les effets de la crise ; ce sera peut-être le cas dans quatre ou cinq mois si la situation n’évolue pas plus favorablement, mais pas avant », analyse Ludovic Ngatse. Ernst & Young Congo ne limite pas son action à ce seul pays : la société gère aussi les bureaux du groupe basés à Kinshasa (République démocratique du Congo) et traite avec des clients appartenant à un très vaste marché : Cameroun, Centrafrique, Congo, RDC, Tchad… À la différence notable de ses concurrents directs présents dans la région (KPMG ou PriceWaterhouseCoopers…), la société a la chance d’appartenir à un groupe intégré qui travaille avec les autres pays de la région et avec la France.

 

À la tête d’une équipe relativement jeune, Ludovic Ngatse prévoit dans un proche avenir un développement important des activités assistance et conseil, – généralement réalisées à la demande des bailleurs de fonds –, notamment toutes les activités d’assistance comptable et juridique et d’appui institutionnel à transition économique. Elles impliquent une rémunération supérieure par rapport aux missions traditionnelles d’audit, mais une moindre exposition aux risques métiers. Ernst & Young Congo sera rattaché à l’ASA (Afric Sub Area) dirigée par l’Afrique du Sud dès le 1er juillet et aura donc moins de liens fonctionnels en tant que tels avec la France. « En revanche, en termes de management des marchés, de recrutement, de ressources informatiques ou de gestion, rien ne changera », précise-t-il. La filiale pourra donc continuer à compter parmi ses clients des enseignes aussi prestigieuses qu’AngloGold, Zain, MTN, le Port autonome de Pointe-Noire, la Banque centrale, Puma Energy, Total…