Expertises Galtier : Au jour du Sinistre, soyons prêts !

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Patrick Fouilloux, expert d’assuré chez Expertises Galtier revient sur les clés d’une bonne gestion entre assuré et assureur, en cas de sinistre.

Comment se prémunir au mieux d’un sinistre ?

Dans notre champ d’activité, nous rencontrons 3 grands types de sinistres : la mise en cause de la responsabilité, la destruction totale ou partielle de biens corporels et enfin l’évènement qui occasionne une perte d’exploitation. La première étape pour une prévention efficace consiste à identifier les sources possibles de sinistres. Il s’agit, à ce stade, d’identifier et de cartographier les différents risques en suivant la chaîne de valeur de l’entreprise pour mettre en place les actions préventives, ainsi que les garanties spécifiques à souscrire dans le contrat d’assurance.

Cette démarche peut être faite seul ou avec les conseils d’un professionnel de l’assurance. L’intégralité des assurés, y compris les particuliers, doivent faire cet exercice car certains risques peuvent être réduits grâce à des actions simples et peu couteuses.

Qu’est-ce que la règle proportionnelle de capitaux ?

En France, le contrat d’assurance est établi sur la base des déclarations de bonne foi de l’assuré. L’assureur quand à lui s’engage à replacer l’assuré dans la situation qui aurait été la sienne si le sinistre ne s’était pas produit. Si les déclarations effectuées à la souscription du risque sont incomplètes ou erronées, le taux de prime sera en proportion plus faible que celui applicable normalement, l’assureur considérera donc que l’indemnité doit être réduite en proportion. La juste déclaration des capitaux et des surfaces assurables est la base essentielle pour la bonne gestion du sinistre.

Pour plus de conseils pratiques : L’importance des déclarations dans le contrat d’assurance

Chiffrages des dommages : assuré ou assureur ?

Contrairement aux idées reçues, l’assuré joue un rôle essentiel dans l’instruction du dossier de sinistre. Dans un premier temps, il incombe à l’assuré de prendre les mesures conservatoires afin que le bien ne se dégrade encore plus suite au sinistre (bâchage, gardiennage…). Ensuite, dans la logique d’expertise amiable et contradictoire, c’est à l’assuré de fournir dans un délai de 20 jours un état estimatif des biens détruits ou endommagés. Il doit également prouver l’existence et la valeur des biens sinistrés. Lorsque les dommages sont importants et impliquent des analyses et des chiffrages détaillés sur des bâtiments, des outillages ou l’exploitation elle-même, ceci reste un exercice difficile pour l’assuré.

Pour en savoir plus : Pourquoi un expert d’assuré ?

Quel est le rôle de l’expert d’assuré ?

Nous intervenons dans le cadre de la procédure amiable et contradictoire, les sinistre à faibles dommages étant généralement réglés de gré à gré (sans expert d’assurés). Notre métier consiste à assister le sinistré dans ses obligations et prenons en charge les échanges techniques avec l’expert nommé par la compagnie. Obtenir la juste indemnité est un procédé complexe qui nécessite une triple approche : assurantielle, ingénierie de la construction et des processus, et financière.

 

Par Patrick Fouilloux, expert d’assuré chez Expertises Galtier