Faire des langues étrangères un atout

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« Nous souhaitons nous installer aux côtés des entreprises dans une logique de partenariat pour répondre à toutes les problématiques de langue auxquelles elles sont confrontées. » Les propos d’Olivier Heureux, responsable du marketing et des ventes de Élan Langues, illustrent l’état d’esprit autour duquel s’articule l’offre globale de la société. Entre les services de traduction, d’interprétariat et de formation, celle-ci intervient auprès d’une multitude d’acteurs pour supprimer les freins d’ordre linguistique et mettre les organisations clientes sur les meilleurs rails.
En matière de traduction, l’offre d’Élan Langues peut concerner des sites Internet, des brochures, des cahiers des charges, des notices d’utilisation ou tout autre document à traduire. Il peut s’agir de textes parfois très spécialisés, comme des posologies pour l’industrie pharmaceutique ou des notices d’utilisation d’outillages de jardin. « Ces traductions supposent une connaissance technique ou scientifique importante du domaine concerné. Nous disposons d’un réseau de près de 2 000 traducteurs à travers le monde. Beaucoup d’entre eux sont spécialisés dans des secteurs très pointus, si bien que nous sommes en mesure de répondre efficacement aux demandes les plus atypiques », explique encore Olivier Heureux.
Élan Langues propose par ailleurs des services d’interprétariat lors d’événements ponctuels comme des salons ou rencontres internationales. « Nous fournissons dans ces cas les interprètes, mais aussi le matériel nécessaire : les cabines, les microphones, toute l’infrastructure audio… », reprend le responsable.
Les clients de la société sont des entreprises de toutes tailles et opèrent dans toutes sortes de secteurs d’activité. « La chimie, l’agroalimentaire, l’automobile, la banque ou la communication forment autant de domaines où nous sommes très présents », illustre Olivier Heureux. Bon nombre de clients sont soit des entreprises belges, soit des sociétés européennes ou américaines ayant une implantation en Belgique. « Red Bull Creative, Coca-Cola, BASF ou MTV sont autant de groupes qui illustrent la variété des profils avec lesquels nous sommes en contact », poursuit-il. Élan Langues est également implantée en France, aux Pays-Bas, ainsi qu’en Russie où la demande est particulièrement importante depuis 2007.
L’offre de la société comprend, bien entendu, un très grand nombre de langues. Les travaux concernent très souvent l’anglais, mais le français, le néerlandais et l’allemand concentrent aussi une grande partie des demandes. L’émergence de certaines économies arabes ou asiatiques fait en sorte que de nouveaux sièges ou filiales d’entreprises issues de pays lointains se créent en Europe occidentale, nécessitant des apprentissages de langues chez les collaborateurs européens et leurs homologues. « Souvent, les investisseurs occidentaux nouvellement installés dans des pays asiatiques souhaitent apprendre la langue de leurs collaborateurs locaux avec le souci de mieux s’intégrer dans les processus de négociation ou de mieux comprendre les subtilités des marchés », confie Olivier Heureux.

Une pédagogie particulière
« Nous nous distinguons de nos concurrents par une approche de formation spécifique », poursuit-il. « Au contraire de certaines écoles, nous ne disposons pas de méthodologie rigide, stricte, à laquelle tout le monde doit s’adapter. Notre mission est plutôt de développer une pédagogie qui tient compte des aptitudes propres à chaque individu, de sa logique d’apprentissage, de ses connaissances préalables et de ses objectifs. Certaines personnes sont dotées de facilité de mémorisation sur le plan visuel, là où d’autres développent plutôt des qualités particulières d’écoute. Chacun possède ses propres facultés, c’est pourquoi nous menons avant tout un travail d’analyse à partir duquel nous bâtissons une méthode d’apprentissage adaptée. » Une recette qui a déjà séduit Orangina Schweppes, Electrabel, Laurent Perrier et bien d’autres groupes.
Les connaissances déjà acquises de la langue sont ainsi prises en compte au préalable, tout comme le contexte dans lequel la langue est amenée à être utilisée. « N’oublions pas que l’apprentissage est destiné à une pratique dans des situations spécifiques du cadre professionnel. En termes de vocabulaire, il ne s’agit pas de découvrir toute la langue, mais prioritairement les mots et expressions susceptibles d’être utilisés très fréquemment », précise Olivier Heureux.
Des solutions spécifiques sont parfois mises sur pied pour être au plus près des attentes du client. Le responsable cite en exemple le cas de la société ING Call Center. « Notre travail avec eux se fait à deux niveaux. Tout d’abord, nous évaluons le niveau de langues – en anglais et en néerlandais – de toutes les personnes qui s’apprêtent à rejoindre le groupe. Ensuite, nous transmettons à la responsable un rapport
détaillé de la maîtrise des connaissances de chacun. Par la suite, nous donnons des formations spécifiques en néerlandais et en anglais pour les personnes au sein de l’entreprise qui ont besoin d’améliorer leur niveau actuel afin de répondre aux exigences professionnelles. »
La plupart des collaborateurs qui composent le réseau Élan Langues ont fait des études poussées en langue ou sont des natifs du pays en question. On trouve également des professionnels comme des directeurs commerciaux, ingénieurs ou psychologues spécialistes d’un domaine qui se sont réorientés après avoir suivi une formation pédagogique.

Une société labellisée
Pour simplifier l’organisation des formations, le groupe Élan a développé une solution informatique de gestion de projets en ligne qui constitue un atout important. Il s’agit d’une plate-forme de gestion et d’accompagnement des formations permettant aux responsables des formations de suivre à distance et à tout moment l’évolution d’un projet de formation. Grâce à cet outil, les responsables de formations peuvent vérifier l’état d’avancement d’une formation, le nombre d’heures données et restantes. La plate-forme fournit également des informations sur les participants (leurs présences, absences justifiées ou non justifiées, leurs évaluations, les remarques du formateur…). Des statistiques peuvent également y être éditées, ce qui peut former une aide précieuse pour les directeurs de ressources humaines.
Autre élément très convaincant pour les entreprises clientes : la société bénéficie du label de qualité Qfor, délivré par une instance indépendante et qui témoigne d’une excellente satisfaction clients, ainsi que de la certification européenne EN 15038, qui assure la conformité des traductions aux normes européennes en vigueur. « Concrètement, cela signifie que pour tout projet, un deuxième traducteur se charge systématiquement de relire et vérifier le travail réalisé par le premier traducteur », souligne Olivier Heureux. Il ajoute qu’à l’avenir, « la priorité du groupe est de veiller à ce que le développement du réseau Élan Langues respecte scrupuleusement ces critères de qualité et de fonctionnement. Aujourd’hui, chaque entreprise est confrontée à l’internationalisation de son métier. Il y a une situation économique qui fait qu’Élan Langues est toujours plus sollicitée. Mais notre croissance ne se fera jamais au prix d’exigences de qualité moindres. »