Fraude à la CCI de Montpellier : de la prison avec sursis requise

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« Tout le monde triche, ça fait partie de la loi électorale, mais vous, vous avez mieux triché qu’eux ». Les propos d’un proche de la liste « CCI autrement », placé sur écoute, ont toujours été niés par les membres de la liste, rejetant en bloc les accusations du directeur de campagne de Gabrielle Deloncle.

Pendant près de trois heures, hier, Gabrielle Deloncle, ancienne président de la CCI de Montpellier, aujourd’hui présidente de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises, a été entendue pendant près de trois heures lors du procès des élections truquées puis annulées de 2010.

Gabrielle Deloncle est restée sur sa position et a affirmé n’avoir jamais été au courant des fraudes qui ont conduit à son élection.

Hier, dans ses réquisitions, Yves Micolet, le procureur adjoint, a requis pour l’ensemble des 12 prévenus des peines allant jusqu’à 4 mois de prison avec sursis.

Aujourd’hui, s’ouvrent les plaidoieries de la défense.

Le Medef avait déposé plainte après avoir perdu les élections face à la liste « CCI autrement » qui avait remporté 86,6 % des voix, soit plus des 85 % réglementés pour être élue.

La liste de Deloncle est accusée d’avoir fraudé une centaine de votes électroniques (dont un d’une personne décédée) et d’avoir annulé 200 autres bulletins pysiques, après avoir fracturé des boîtes aux lettres ou via des passes PTT, volé des kits de vote et s’être faite passer pour un institut de sondage afin de récupérer des dates de naissance.

Le vote électronique, toujours moins sécurisé, valable avec un numéro d’électeur, un identifiant et une date de naissance, a permis de réaliser la fraude, qui avait été ensuite découverte par les policiers de la PJ.

 

commerce international, actu-cci.com.