Frédéric Poirot, cabinet Constantin: « La Chine, les Émirats, la Russie et la Norvège investissent en masse au Brésil »

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Le cabinet français Constantin épaule les entreprises françaises désireuses de profiter d’un marché brésilien en pleine expansion grâce à ses trois métiers : audit, expertise comptable et conseil.

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L’implantation au Brésil du cabinet Constantin remonte à l’année 1998. Initialement destinée à accompagner ses principaux clients dans leurs activités locales au Brésil, sa présence dans le pays, l’un des plus dynamiques d’Amérique du Sud, s’est depuis considérablement élargie. « Si, aujourd’hui, de nombreux clients de Constantin Brasil sont des multinationales ou des PME françaises ou étrangères déjà clientes du groupe, nous avons aussi développé des références locales et internationales propres. Par ailleurs, nous accompagnons également de plus en plus d’entreprises brésiliennes s’installant en Europe », assure ainsi Frédéric Poirot, le directeur général de la filiale brésilienne de ce groupe français d’audit, d’expertise comptable et de conseils, qui comptant plus de 1 000 collaborateurs répartis dans 25 pays à travers le monde et totalisant un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros. Pour ce qui est de son activité de conseil, Constantin Brasil intervient à travers diverses compétences : stratégiques, avec l’élaboration de business plan de positionnement et d’aide à l’implantation ; managériales, avec des missions de recrutement et de coaching ; des missions organisationnelles en contribuant à des projets d’amélioration de performances, ou de restructuration ; enfin, missions financières dans les décisions d’investissement et d’optimisation fiscale notamment.

 

Un dernier domaine particulièrement sensible au Brésil où la fiscalité constitue souvent un vrai casse-tête administratif. « Non seulement les impôts et taxes sont nombreux dans ce pays, mais la réglementation diffère d’un État à l’autre et évolue rapidement », précise Frédéric Poirot. Les principales difficultés fiscales des sociétés étrangères concernent d’ailleurs l’importation de biens ou de services, mais aussi les fusions-acquisitions dont il convient de reconnaître qu’elles constituent un outil d’implantation recommandé. « Les entreprises brésiliennes peuvent souffrir de lourds passifs fiscaux, parfois ignorés des services fiscaux brésiliens eux-mêmes, mais qu’il nous revient d’évaluer pour le compte de nos clients qui envisagent de les acquérir et de porter à leur connaissance », explique Frédéric Poirot. Pourtant, malgré ces quelques désagréments, les entreprises françaises comme toutes les autres ont de multiples raisons de s’intéresser au marché brésilien. « La croissance du pays s’élève à 6,1 %, ses ressources naturelles sont nombreuses, la taille de son marché national est conséquente et la consommation est soutenue par une classe moyenne en émergence depuis quelques années. Enfin, sa position géographique lui confère une place de choix sur l’échiquier sud-américain, renforcée par la stabilité politique dont elle fait preuve contrairement à certains de ses voisins… », énumère Frédéric Poirot. Sans compter que le pays vient d’obtenir en début d’année l’Investment Grade, une note qui fait de lui l’une des premières plates-formes des investissements internationaux en Amérique latine.

 

« Actuellement, les Chinois, comme les Émirats, les Russes et les Norvégiens investissent en masse. Il faut bien comprendre que c’est aujourd’hui qu’il faut prendre des positions. Demain, il sera trop tard », s’enthousiasme Frédéric Poirot. Il en profite, toutefois, pour mettre en garde les entreprises contre les risques qui pèseraient sur leurs projets s’ils n’étaient pas suffisamment bien préparés. « Nous recommandons à tous les dirigeants de PME-PMI de faire réaliser une étude d’implantation solide et documentée avant de se lancer dans une aventure brésilienne. En dépit de ses formidables perspectives, le marché local est très concurrentiel et nécessite l’élaboration d’une stratégie gagnante », prévient-il. Sans compter les difficultés qui peuvent naître d’un problème d’a-daptation aux us et coutumes locaux. « Le Brésil est un pays profondément latin et les Français le semblent si peu dès qu’ils sont là-bas », regrette Frédéric Poirot. Constantin Brasil qui compte 35 collaborateurs entend bien faire profiter au mieux les entreprises françaises des opportunités que présente le pays : 2009, année de la France au Brésil, sera donc pour le cabinet un moment fort. Il espère en faire le point de départ d’un développement spectaculaire qui doit le mener à doubler en trois ans son chiffre d’affaires qui s’élève aujourd’hui à 5 millions d’euros. Une ambition qui va le conduire à développer un réseau sur l’ensemble du pays, à mener une réflexion sur sa position de French & European Desk, enfin à promouvoir le Brésil en France à partir de rencontres organisées en région à travers le réseau Horwath France, partenaire depuis longtemps du groupe Constantin.