Gestion de fortune – Une offre sans rupture – La confiance mutuelle

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Avec la complexification croissante de l’environnement économique et juridique, le chef d’entreprise a besoin d’une vision globale de sa situation financière, juridique et fiscale pour consolider ses patrimoines personnel et professionnel.

Gurval Poirier, Senior Private Banker à la Compagnie 1818, explique l’apport des compétences d’une banque privée pour les chefs d’entreprises dont le patrimoine est supérieur à 5 millions d’euros. 

C.I.: À quel moment le recours à un banquier privé s’avère-t-il nécessaire pour un chef d’entreprise ? Est-ce seulement au moment où il songe à céder son entreprise pour prendre sa retraite ?
Gurval Poirier : « Le monde des chefs d’entreprises a beaucoup évolué depuis une vingtaine d’années. Ces derniers appréhendent leur relation à l’entreprise différemment. Celle-ci est conçue davantage comme un outil à développer que comme un bien à pérenniser et à transmettre aux générations futures. Le chef d’entreprise a aujourd’hui une approche plus financière. Ainsi les cédants sont plus jeunes et peuvent se consacrer à la réalisation de nouveaux projets. Le banquier privé doit accompagner son client sur l’ensemble de ces étapes (réflexion juridique et fiscale, structuration de l’opération envisagée, analyse des conséquences au plan familial, etc.) pour asseoir ainsi une véritable relation de confiance dans la durée. » 

C.I.:Comment concevez-vous le rôle d’un banquier privé ?
G.P.: « Nous accompagnons notre client tout au long de son projet, et nous lui apportons une vision globale des enjeux. En réalité, la gestion financière du patrimoine n’arrive qu’en bout de chaîne. Avant d’en arriver à ce point, il faut organiser le patrimoine selon les objectifs du client, ce qui implique de bien cerner toutes les problématiques liées à l’environnement juridique et fiscal, mais aussi toute une partie strictement privée de la vie du chef d’entreprise, ce qui inclut naturellement la question des intérêts de sa famille et de ses proches. Lorsque le banquier décèle un point qui nécessite une expertise particulière, il fait appel à des compétences spécialisées, que nous avons au sein de notre banque privée, la Compagnie 1818, voire dans certains cas que nous allons chercher à l’extérieur. Là encore, le banquier privé accompagne son client dans ces entretiens afin de “faire le lien” et la synthèse entre les différentes expertises nécessaires. Le fil de la relation repose sur la confiance mutuelle entre le client et le banquier. Nous sommes donc disponibles à tout moment, car bien souvent une opportunité doit être saisie rapidement et nos clients ont besoin d’une banque réactive. Il est clair que notre intérêt passe par la réussite de nos clients, nous faisons donc tout ce qui est possible pour assurer un véritable appui au moment de la prise de décision. »

C.I.: Quelles sont les questions qui se posent le plus fréquemment au chef d’entreprise avec lesquels vous êtes en relation ?
G.P.: « À un moment de sa vie le chef d’entreprise peut souhaiter se créer un patrimoine personnel et préserver le contrôle de son patrimoine professionnel. Nos clients savent ce que le succès leur a coûté en terme d’efforts, de sacrifices personnels, d’investissements… et ils savent aussi que la situation, même favorable actuellement, peut toujours se retourner. Il faut alors prendre en considération les possibilités qui leur sont offertes en termes d’ouverture du capital à des tiers (notamment des financiers) de cession ou de transmissions. La cession de parts d’une entreprise est une étape importante et longue qui se prépare. »