Gestion de patrimoine – Quand le banquier redevient intendant

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Jadis, dans les grandes familles, l’intendant faisait partie de la maison. C’est à lui qu’incombait la charge de préserver, optimiser et faire fructifier le patrimoine familial. C’est à lui que l’on confiait « les cordons de la bourse ». Cette fonction, qui allie proximité et confiance, la banque d’Orsay s’applique quotidiennement à la remplir au mieux des intérêts de ses clients. « Tour du propriétaire » en compagnie de François-Xavier Serraz qui dirige le département de la Gestion Privée.

Détenue à 100 % depuis 1995 par le Groupe Westdeutsche Land­esbank, quatrième banque allemande, la banque d’Orsay existe sous cette raison sociale depuis 1990. L’établis­sement a principalement développé trois métiers :
1) La gestion d’actifs pour le compte de clients institutionnels, tels que caisses de retraite, compagnies d’assurances et entreprises, parmi les-quelles quelques groupes de première importance.
2) L’arbitrage de taux et d’actions, domaine dans lequel la banque d’Orsay est devenue un acteur important de la Place. Elle a notamment su donner la mesure de la compétence de ses équipes en demeurant bénéficiaire sur cette activité en 2002.
3) La gestion privée : un métier démarré en 1992, mais dont le développement s’est fortement accru en 1999-2000. C’est aujourd’hui, au sein de la banque, une activité en plein essor gérée par une équipe d’une quinzaine de personnes, conseillers et gérants d’actifs.
« Notre ambition, insiste François-Xavier Serraz, est bien d’être le banquier de famille de nos clients. Nous tenons effectivement auprès d’eux le triple rôle que jouait l’intendant. D’une part, veiller au grain, s’assurer que le patrimoine familial est préservé et fructifie dans les meilleures conditions. D’autre part, prendre en compte toute opportunité nouvelle d’investissement qui pourrait se présenter, que ce soit dans le domaine des valeurs mobilières cotées, le “Private Equity”, ou d’autres secteurs comme l’immobilier ou les œuvres d’art. Enfin, conseiller utilement ceux qui nous confient leur argent, soit directement dans les domaines où nous disposons de compétences internes, soit en nous appuyant sur un réseau d’experts reconnus ainsi que sur un puissant tissu relationnel qui nous permet de répondre à toute problématique visant à créer de la richesse. Nous avons pour cela une position exceptionnelle : nous sommes à un point de rencontre des idées et des capitaux. »

Une gestion à long terme
La banque d’Orsay a adopté une philosophie d’investissement à la fois simple et fiable : sachant qu’une entreprise ne se développe pas en une année, elle ne propose à ses clients qu’une gestion orientée vers le long terme sans pour autant négliger les opportunités ponctuelles. Elle associe donc ses clients à des projets industriels pertinents, bien menés, créateurs de richesses et dont tous les critères de sélection – sans aucune exception – ont dûment été validés.
La transmission d’entreprise est également une des grandes spécia-lités de la banque d’Orsay, de sa préparation à son organisation et à son accompagnement. Une des problématiques courantes qui apparaissent lors d’une transmission, notamment de PME, est lorsqu’un seul des héritiers a vocation à reprendre l’entreprise. Il faut alors désintéresser les autres sans mettre en péril le capital et tout en bénéficiant de la fiscalité la plus avantageuse. Grâce à son réseau, la banque est en mesure de proposer un éventail de solutions : par exemple, ouverture vers des fonds d’investissement ou mise en place d’un LBO* qui permet non seulement de demeurer à la tête de son entreprise, mais également de générer d’importants effets de levier en termes de développement. La mission de la Banque est donc d’accompagner les chefs d’entreprises tant qu’ils sont actifs, puis de leur permettre de se retirer de la façon la plus intelligente possible, voire de demeurer à la tête de l’entreprise en prenant soin de mettre à l’abri des aléas économiques une large part de ce qu’ils ont accompli.

Rigueur, réactivité et transparence
La banque d’Orsay ne fait pas signer de profil de gestion. « Un paradoxe, selon son directeur de la gestion privée, puisque cela revient en fait à faire prendre à nos clients la responsabilité qu’ils sont précisément venus nous confier. La seule condition préalable à la signature d’un mandat est l’acceptation, par le client, des deux contraintes nécessaires à une gestion diversifiée : la contrainte de liquidité et la contrainte de volatilité. Une nécessité dictée par le temps requis pour toucher les fruits d’un investissement dans des projets d’entreprises créateurs de richesses : 5 ans minimum. A contrario, certains clients chefs d’entreprises nous demandent de préserver leur capital, considérant que c’est à eux de créer de la richesse et de développer leur patrimoine. L’expertise de la Banque en matière de gestion de taux répond alors parfaitement à leur problématique. »
La Banque propose ainsi une gestion totalement sur mesure, intégrant toutes les contraintes, toutes les exceptions voulues par le client, et suivie par un interlocuteur unique… Et durable ! « Nous offrons à nos clients une prise en charge complète et totalement pro-active de la gestion de leurs affaires, précise François-Xavier Serraz. Les clients viennent chercher chez nous un service sur mesure qu’ils ne trouvent plus ailleurs. Un reporting régulier leur permet de suivre et de comprendre le cheminement de cette gestion : accès Internet, relevé mensuel, rapport de gestion trimestriel exhaustif et, environ deux fois par trimestre, un courrier leur expliquant notre vision des choses et ce que nous faisons. » Rigueur, réactivité, cohérence et transparence constituent les quatre piliers de la relation que la Banque développe en toute confiance avec ses clients, depuis plus de vingt ans pour certains d’entre eux. Enfin, il n’existe pas dans cet établissement de seuil d’éligibilité : l’apparente modicité d’un premier placement peut cacher un important potentiel.

*LBO : Leveraged Buy-Out (effet de levier financier)