Impôts sur les salaires : quatre pays européens en tête des pays les plus taxés

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Les impôts acquittés par les salariés en 2008 ont légèrement diminué dans de nombreux pays européens, relève le rapport annuel « Les Impôts sur les salaires » de l’OCDE.

 

La Pologne (-3,2 %) et la Turquie (-3 %) affichent la plus forte baisse pour un célibataire bénéficiant du salaire moyen. Dans les deux pays, la charge fiscale s’élevait à 39,7 % en 2008. Les impôts sur les salaires comparent les pourcentages des gains des salariés prélevés par les administrations par le biais de l’impôt dans les pays de l’OCDE en cal-culant le « coin fiscal », qui désigne la différence entre les coûts de la main-d’œuvre pour l’employeur et la rémunération nette après impôt du salarié, compte tenu de toutes les prestations en espèces versées par les programmes publics d’aide sociale. Le coût global de la main-d’œuvre constitue un facteur essentiel dans les décisions d’embauche des entreprises et a donc une incidence indirecte sur le chômage. En Belgique, Hongrie et Allemagne, l’impôt sur les salaires dépasse les 50 %. Le salaire moyen disponible des personnes seules sans enfants représente moins de la moitié du coût total de la main-d’œuvre qui est supporté par les employeurs. L’impôt sur les salaires dépasse 50 %.

 

La France figure en 4e position : en 2008, les taxes salariales ont atteint 49,3 %, chiffre globalement stable depuis 10 ans. Concrètement, quand une entreprise verse 100 euros de salaire, son employé ne touche au final que 50,70 euros. En Allemagne, les salariés sont soumis à de lourdes contri-butions pour financer la sécurité sociale ce qui explique pourquoi la taxation salariale est plus élevée de 3 points en Allemagne qu’en France. En revanche, les cotisations patronales sont presque deux fois plus élevées en France, environ 29,7 % du coût du travail : le niveau le plus élevé de tous les pays de l’OCDE, loin devant les entreprises hongroises, en 2e position avec un taux de 25,7 %. « La situation pour 2009 reste incertaine dans la mesure où les programmes de relance budgétaire comportent souvent des mesures fiscales », prévient l’organisation.