In Extenso Innovation Croissance : Un baromètre de levées de fonds pour palier aux difficultés des jeunes entreprises

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In Extenso Innovation Croissance a lancé un baromètre des levées de fonds en France qui sera actualisé tous les trimestres. Recouvrant 2016, la première édition présentée par Patricia Braun (notre photo), sa présidente, met en lumière une phase critique : celle de la période de 1 à 3 ans, baptisée « vallée de la mort », pendant laquelle les jeunes pousses font face à de sérieuses carences en termes de financements disponibles au moment même où elles auraient besoin de « carburant » pour accélérer leur développement commercial.

Avec un nouveau président de la République qui avait lancé la French Tech en tant que ministre, il est possible de penser que l’accent sera mis sur le développement des jeunes pousses innovantes. Un développement qui ne peut se faire sans un financement renforcé pour l’innovation. Porter le regard sur le financement des start-up, c’est ce à quoi s’est engagé In Extenso Innovation Croissance. Lié au réseau international Deloitte, ce spécialiste de l’accompagnement de l’innovation dont le siège est à Sophia Antipolis a lancé un baromètre des levées de fonds en France.

La première édition a été présentée récemment au Business Pôle de la technopole par Patricia Braun, Présidente, Associée In Extenso Innovation Croissance. Un début pour ce nouveau baromètre qui a pour vocation de devenir un rendez-vous trimestriel pour tous les acteurs de l’innovation et de l’investissement en France.

Aller au-delà de simples statistiques économiques classiques

Premier enseignement de cette première édition : elle met en lumière la période critique pendant laquelle les startups se retrouvent dans la « vallée de la mort », celle de 1 à 3 ans d’existence, qui est aussi la période de pic de défaillance des jeunes entreprises innovantes. « Accompagnant les entreprises innovantes depuis plus de 15 ans, nous constatons que la plupart d’entre elles connaissent des difficultés, souvent fatales, non pas dans leur première année d’existence, lors de leur phase de R&D, mais plutôt au moment où elles devraient être en mesure de signer leurs premiers contrats commerciaux », explique Patricia Braun. « C’est ce que nous avons appelé la « vallée de la mort » qui correspond à la période entre 1 et 3 ans. »

« Ainsi notre baromètre a pour ambition d’aller au-delà de simples données économiques classiques, et cherche à éclairer quantitativement et qualitativement les enjeux du financement de cette période clé pour les entreprises innovantes. Nous cherchons notamment à comprendre les différences entre les secteurs d’activité et les impacts des interventions de BPI France qui représente aujourd’hui près de la moitié des montants investis en capital », résume Patricia Braun.

La période critique de 1 à 3 ans

Cette première édition 2017 se penche plus spécifiquement sur la période critique allant des 1 à 3 ans de l’entreprise, période pendant laquelle les startups doivent plus que jamais trouver des sources de financement pour accélérer leur décollage commercial. Le schéma actuel ? A leur création, les startups connaissent une première année florissante, épaulées par un système français solide favorisant le financement des jeunes entrepreneurs. En revanche, dès le début de leur deuxième année et jusqu’à leur troisième anniversaire environ, ces jeunes pousses font face à de sérieuses carences en termes de financements disponibles au moment même où elles auraient besoin de « carburant » pour accélérer leur développement commercial.

Si elles ne sont pas dotées d’un capital solide à la création, on constate de nombreux abandons sur cette période, illustrés par un taux de défaillance des entreprises de croissance. La probabilité de défaillance atteint son maximum à l’âge de 2 ans. On note ainsi que, même si le volume des levées de fonds est raisonnablement maintenu sur la période, la valeur des capitaux engagés est bien moindre : on passe en effet de 2.5 millions d’euros levés entre 1 et 3 ans d’existence à près de 8.2 millions d’euros pour les entreprises de plus de 3 ans en moyenne.

Le monde des investisseurs est mûr en France

Le baromètre s’attache également à mieux suivre les investisseurs, publics ou privés, les secteurs d’activités, les territoires et les entreprises qui bénéficient des investissements. Les prochaines éditions permettront d’établir des comparaisons et de dégager des tendances. Mais pour In Extenso, le mouvement est bien engagé. L’écosystème français est aujourd’hui très orienté vers les entrepreneurs et perçoit tout l’enjeu de leur développement. L’innovation est mise au coeur du débat privé comme public ce qui favorise son développement et sa concrétisation. Le monde des investisseurs est mûr dans l’Hexagone, est-il estimé.

« Les investisseurs existent. C’est la raison pour laquelle nous conseillons aux entreprises innovantes de 1 à 3 ans qui sont en quête de financement de viser un segment de marché prioritaire pour valider leur produit dans un premier temps », conclut Patricia Braun. « Une fois cette période critique dépassée, les entrepreneurs ayant survécu peuvent alors se concentrer sur la réalisation de leur plan de développement ambitieux ». Bref, une fois passée la « vallée de la mort », tous les espoirs sont permis.

Tableau des dix principales levées de fonds 2016 en PACA

Au-delà du regard porté sur l’ensemble de la France, le baromètre a ciblé aussi la PACA. Voici la liste des dix principales levées de fonds 2016 en PACA. Parmi elles, une entreprise sophipolitaine, Sequoia Soft (logiciels pour hôtels, restaurants, spas…) qui a levé 6 M€. D’autres start-up azuréennes ont également levé des fonds en 2016 comme Mycoach football (2,6 M€), Ignilife (1,4 M€), Pixmap (1,2 M€), Option Way (1,2 M€), 360&1 (1,1 M€), F-Reg (0,4 M€)…

 

Pour en savoir plus sur In Extenso :  IN EXTENSO INNOVATION CROISSANCE 

 

Source : WebTimeMedias Riviera