Industrie: zoom sur le parc industriel de la Plaine de l’Ain

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La politique de commercialisation maîtrisée, le respect de l’environnement et les atouts naturels du parc séduisent de plus en plus d’entreprises qui s’y installent.

Hugues de Beaupuy est secrétaire général du syndicat mixte de la Plaine de l’Ain.

 

Commerce International : Comment est né le Parc industriel de la Plaine de l’Ain ?

 

Hugues de Beaupuy : « Le syndicat mixte de la Plaine de l’Ain a été fondé en 1974 et le parc industriel a vu le jour deux ans après. À cette époque, l’État français avait lancé un grand projet national de création d’un réseau de villes nouvelles, mais le projet local a été refusé. Seule l’idée d’un parc industriel a été conservée. Le syndicat le gère, l’aménage et le commercialise depuis le début. Il comprend trois départements (les conseils généraux de l’Ain, de l’Isère et du Rhône), la région Rhône-Alpes, la communauté urbaine de Lyon, la communauté de communes de la Plaine de l’Ain, la communauté d’agglomération Porte de l’Isère, ainsi que les CCI de l’Ain, du Nord-Isère, de Lyon et de Rhône-Alpes, enfin la communauté de communes de la Plaine de l’Ain. »

 

Quelles sont les entreprises présentes ?

 

H. d. B. : « Le parc s’étend sur près de 900 hectares (ZAC à cheval sur quatre communes) et est commercialisé à 50 %. Une extension d’environ 200 hectares est en cours d’acquisition. Au total, 127 entreprises sont présentes dont Barilla (Harry’s), BASF, Biomérieux, Feu Vert, Gefco, Geodis, L’Équipe, Merial, Norbert Dentressangle, Plastic Omnium Sigmatech, Totalgaz, Venteprivee.com, Vinci Construction… 20 % des entreprises accueillies au sein du parc sont étrangères (européennes et américaines). En termes d’emploi, le parc compte 3 713 collaborateurs en CDI et plus de 1 000 en CDD ou intérim. »

 

Quels sont selon vous les principaux atouts du parc ?

 

H. d. B. : « Ils sont d’abord d’ordre naturel : le parc est situé dans une aire géographique plate et non inondable. Il offre ainsi un espace d’implantation pour les entreprises de grande qualité. Le parc est desservi par une voie rapide qui donne accès au réseau autoroutier de la région Rhône-Alpes. En voiture, il ne faut que 30 minutes pour rejoindre l’aéroport international de Lyon Saint Exupéry. De plus, le parc est propriétaire d’une voie ferrée qui va de la gare d’Ambérieu à la centrale nucléaire du Bugey. Enfin, le parc possède une desserte en fibre optique et une station d’épuration. La maintenance des infrastructures est garantie par une équipe de 14 personnes à temps plein qui veille au bon fonctionnement de tous ces équipements. Par ailleurs, il est le premier parc en Europe à avoir obtenu la certification ISO 14 001 (dès 2000) et à être enregistré Eco-Management and Audit Scheme (EMAS, règlement de l’Union européenne, depuis 2001). »

 

Quels autres services proposez-vous ?

 

H. d. B. : « Le parc est aussi un centre d’animation économique, sociale et culturelle. Le club d’entreprises, qui cherche à améliorer la qualité de vie des entreprises et de leurs salariés, est très dynamique. Outre la mutualisation de la collecte des déchets, des achats ou du gardiennage, le club propose de nombreuses activités sportives, festives et culturelles. Par ailleurs, nous avons conclu un partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux pour devenir le premier parc industriel en France labellisé Refuge LPO. »

 

Comment commercialisez-vous le parc ?

 

H. d. B. : « Le terrain est peu coûteux : seulement 35 euros par mètre carré à l’achat. La fiscalité basse est un autre avantage. Plus précisément, nous avons trois principes de commercialisation : la maîtrise du rythme de développement (être en phase avec le développement du reste du territoire), la diversification des activités (ne pas dépendre d’un seul secteur) et le respect de l’environnement. Le respect de la qualité paysagère est aussi très important : chaque permis de construire délivré s’appuie sur l’avis d’un paysagiste conseil et d’un architecte coloriste. »

 

Quels sont les prochains projets de développement ?

 

H. d. B. : « Malgré la crise financière, nous avons de nombreux projets en cours. À l’automne, la société norvégienne Statkraft va implanter une centrale électrique à cycle combiné au gaz, ce qui représentera pour elle un investissement d’environ 500 millions d’euros. Cette année sera aussi marquée par l’obtention du label Lucie, qui concerne le développement durable en lien avec le référentiel ISO 26 000 : une première pour un parc industriel en France. Nous voulons par ailleurs développer encore les services au sein du parc en accueillant des hôtels et des restaurants supplémentaires. Nous avons intégré dans l’équipe du SMPA un responsable Créativité et Innovations. Sa mission est de stimuler la genèse des idées dans le parc et ses entreprises. »