Jean-Pierre Audy (Parti populaire européen) : construire une « Europe de la régulation »

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Une Europe plus compétitive et démocratique dans une économie sociale de marché : tel est le programme du PPE, Parti populaire européen dont fait partie Jean-Pierre Audy, 57 ans.

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Le conseiller général du département français de la Corrèze, membre du conseil national du parti politique UMP, l’Union pour un mouvement populaire, occupe la fonction de député européen depuis juin 2005. Au sein du PPE, il est vice-président de la commission du contrôle budgétaire. Son groupe, présidé par le député européen français Joseph Daul, représente le centre et le centre-droit. Avec 265 députés, le PPE a la plus forte représentation et son poids est conséquent sur le programme politique du Parlement européen. Il préside d’ailleurs neuf commissions parlementaires, dont celles des Budgets, de l’Industrie, recherche et énergie et du Développement régional. Son nombre de rapporteurs est souvent élevé. « Nous travaillons pour une Europe de la régulation, une Europe qui agit à l’échelle mondiale tout en restant proche de ses citoyens », précise Jean-Pierre Audy. Pour ce diplômé en expertise comptable, il faut revaloriser les instruments communautaires. Ainsi, le Parlement européen sera en mesure d’apporter des solutions concertées, en particulier sur les plans de relance. Sur la période 2009-2014, le PPE veut surtout s’attacher à apporter des réponses pragmatiques à la crise financière. Cela implique d’éviter aux entreprises, et en particulier aux PME, le durcissement des conditions de crédit, mais aussi d’appuyer les mesures en faveur de la liberté d’entreprise, de transmission, de recrutement et d’activité indépendante ou à temps partiel. L’autre axe sur lequel le groupe entend jouer concerne l’accélération de la réalisation du marché unique. Le PPE compte ainsi soutenir des propositions pour une protection efficace de la propriété intellectuelle et une loi sur les PME fournissant clarté juridique et accès au financement. Dans cette optique, Jean-Pierre Audy reconnaît que les Chambres de commerce et d’industrie représentent une importante force de propositions. « Mais elles peuvent encore aller plus loin, précise-t-il, en présentant de nouvelles coopérations entre représentants politiques et économiques. »