La Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse poursuit la conquête du marché entreprises

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Forte d’une mise en œuvre très active sur le terrain, la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse change d’image. En quelques années, l’Écureuil, historiquement lié aux particuliers, s’est fait une belle place au soleil aux côtés des entreprises, les grandes comme les petites.

 

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Philippe Petiot, membre du directoire en charge de la banque du développement régional à Marseille, reste confiant. « Avec 2 millions de clients, dont quelque 500 000 actifs, et plus de 2 750 collaborateurs répartis sur 270 agences, nous disposons aujourd’hui d’une vraie reconnaissance sur tous les marchés. » Parallèlement au vaste chantier de modernisation de son réseau d’agences, la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse poursuit la conquête du marché entreprises. « Notre territoire compte quelque 300 grands comptes dont le chiffre d’affaires est supérieur à 30 millions d’euros, confie Philippe Petiot. Nous sommes très attentifs à leurs attentes et proposons également à leurs dirigeants un accompagnement gestion de fortune. Dans la lignée, le marché des PME constitue pour nous un enjeu majeur pour lequel nous avons d’ailleurs créé trois centres d’affaires. Enfin, avec un taux de pénétration en PACA de 9 % sur le marché entreprises, nous disposons encore d’un formidable potentiel de croissance. De fait, nous donnons la priorité au métier de conseil et nous insistons sur l’instauration de nouvelles relations avec une clientèle qui ne serait sans doute pas venue chez nous il y a quelques années encore. »

 

Force est ainsi de reconnaître que l’offre produits de l’Écureuil devient de plus en plus compétitive. Le développement de la bancarisation s’est notamment traduit par une croissance des flux commerciaux de l’ordre de 25 %. Les encours gérés progressent aussi dans leur globalité pour atteindre 335 millions d’euros. « Nous finançons et soutenons l’économie locale par tous les moyens. Cela a commencé par la création, il y a cinq ans, de notre premier centre d’affaires à Marseille. Aujourd’hui, nous en disposons d’autres en région comme celui d’Aix-en-Provence et d’Avignon, ainsi qu’une antenne PME à la Réunion. » Avec une politique de gestion autonome des dossiers, chacun de ces sites accueille aujourd’hui environ 200 entreprises alors que leur capacité permettra, à terme, d’en héberger le double. « Pour nous, il s’agit aussi d’assister les entreprises et de les accompagner dans leur développement, voire de les soutenir dans les moments difficiles comme c’est actuellement le cas pour certaines d’entre elles. » Partenaire historique des collectivités et des institutions locales, la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse soutient aussi le développement social. Elle propose aux acteurs du logement social et de l’économie une offre complète de prestations pour financer leurs projets, les accompagner dans leur développement ou bien simplifier leur gestion et optimiser leurs placements.

 

« Au-delà de ces marchés, la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse est aussi la marque de référence des professionnels de l’immobilier, c’est-à-dire de l’ensemble des promoteurs intervenant sur la région. Ainsi, à titre d’exemple, les financements des projets immobiliers réalisés en 2008 affichent une croissance de 156 % avec une production de 202 millions d’euros. En 2008, notre Caisse a financé 3 210 logements, 299 000 m2 de bureaux, d’entrepôts et de commerces, et 550 chambres d’hôtels, énumère le responsable de la banque du développement régional. Quant aux associations et mutuelles, elles sont également très présentes dans notre réseau. Sur notre territoire, nous recensons plus de 22 000 clients ! Chez nous, leur activité est assurée par un centre d’affaires dédié, à Marseille, et des antennes territoriales qui disposent de chargés d’affaires spécialisés auxquels s’ajoute le réseau d’agences de proximité. » Enfin, quant à son lien avec la Caisse d’épargne Côte d’Azur, Philippe Petiot note que, compte tenu de la proximité des territoires, « il est fréquent de travailler avec Nice sur de nombreux dossiers communs avec un partage et des échanges d’idées ou de points de vue, notamment sur les marchés entreprises et le logement social. Et cela même si, par définition, Marseille et Nice sont des cités très différentes. »