La Chambre de commerce de Bogotá tente de contrer le climat d’insécurité

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Le monde des affaires de Bogotá s’intéresse à la montée des délits dans la capitale colombienne et au sentiment d’insécurité des habitants.

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La présidente de la Chambre de commerce de la ville (CCB), organisation à but non lucratif dont la juridiction couvre les 59 municipalités du département de Cundinamarca (centre du pays), a présenté un rapport sur ces questions le mois dernier (photo). Le document fait état d’une aggravation des délits et émet des propositions en direction des autorités locales. Réalisée en juin 2009 auprès de 9 000 habitants , l’enquête de perception et d’atteinte aux personnes ou aux biens fait état par rapport à juin 2008 d’une augmentation de 10 % des faits « indirects », c’est-à-dire ceux dont les personnes interrogées ont entendu parler (quelqu’un dans leur entourage est directement concerné). En revanche, le nombre de victimes « directes » est en recul de 5 %. « 80 % des personnes qui disent avoir été victimes ont subi des délits à la personne, alors que l’an passé ce chiffre atteignait 70 %. Le vol résidentiel est resté stable, tandis que le vol commercial a diminué de façon importante, passant de 7 % à 1 % », a précisé María Fernanda Campo lors de sa présentation.

 

Dans cette enquête, le recul du nombre de victimes « directes » n’a pas rassuré puisque le sentiment d’insécurité a augmenté de vingt points, passant de 39 % à 59 %. Les personnes concernées attribuent les actes délictueux au chômage (47 % d’entre elles) et à l’influence de groupes délinquants (27 %). Parmi les propositions de la CCB figurent un renforcement de la campagne de désarmement et une hausse des actions dans les zones où les délits commis sur des personnes sont importants. La Chambre recommande à la police locale « d’ajuster son plan d’amélioration afin de renforcer la confiance urbaine et la qualité de service ». Elle a également annoncé la seconde édition de la campagne Prévention, issue du programme Zones sûres. Lancé en 2001, celui-ci réunit les services de la Chambre, la municipalité de Bogotá et la police locale, « afin de recevoir et mettre en œuvre un modèle de gestion de la sécurité dans une perspective locale, avec participation patronale et communautaire. »