Comme chaque année, la Chambre de Commerce France Italie (CCFI) a rassemblé les acteurs de la communauté d’affaire franco-italienne début juin afin de récompenser les meilleurs entreprises. Cette année, les lauréats ont été récompensé sur le thème de l’éthique et de la responsabilité sociale.

Denis Delespaul, le président de la CCFI, a ouvert le gala très satisfait en déclarant : «Le but du profit que nous avons connu pendant des dizaines d’années, comme but final des entreprises, est en train de changer. Aujourd’hui, le profit est un moyen pour les entreprises de réaliser de nombreuses choses, pour les actionnaires et les investisseurs bien sûr, mais aussi pour les politiques sociales, pour le pays. Là est la différence. Et ce soir, nous célébrons les entreprises actives dans la responsabilité sociale, l’environnement, le respect des générations futures, des droits et de la diversité».

Plus de 450 invités ont répondu présents et ont participé à la cérémonie annuelle qui s’est déroulée au Palazzo Del Ghiaccio en présence du président de Confindustria Vincenzo Boccia. Fondée en 1885, soit la plus ancienne Chambre étrangère en Italie, celle-ci a réuni un nombre record de participants, et «est l’une des Chambres les plus actives dans le monde» avec 300 entreprises adhérentes a précisé Christian Masset, l’Ambassadeur de France en Italie. «Cela reflète bien la croissance des rapports économiques entre la France et l’Italie, qui correspond à une évolution des investissements entre les deux pays tout en gardant leur indépendance et complémentarité».

L’échange commercial entre la France et l’Italie représente 11 milliards d’euros

De gros partenariats existent entre la France et l’Italie, plus de 1700 entreprises françaises sont contrôlées par des investisseurs italiens. L’Italie est le 5ème plus gros investisseur en France, mais la France n’est pas en reste chez nos amis transalpins : «ces 10 dernières années, les entreprises françaises ont investi plus de 50 milliards d’euros dans des entreprises italiennes et l’échange commercial entre les deux pays, positif, est de 11 milliards en faveur de l’Italie» insiste Denis Delespaul.

Christian Masset rappelle que si «faire du business est important, les entreprises vivent dans une société et peuvent croître si la société va bien dans son ensemble. Pour cela, l’engagement social et environnemental des entreprises résulte particulièrement important». C’est dans ce but que sept trophées ont été attribués pour récompenser les projets d’entreprises qui se sont le plus distingués en 2018 en Italie.

Le trophée pour la Protection de l’environnement a été attribué à Edison pour sa contribution à la réduction des émissions de CO2 dans le pays, la société oeuvrant à transformer une centrale électrique de Porto Marghera en Vénitie en centrale utilisant des sources d’énergie renouvelables. Le prix pour la Valorisation du capital Humain a lui été remis à Generali pour la valorisation de l’unicité des personnes et de sa contribution en faveur de la diversité. BNP Paribas Cardif a reçu le prix de l’Activisme en faveur des Générations futures, le groupe ayant développé considérablement la place des femmes aux responsabilités en entreprises.

Elior, spécialisé sur la restauration collective a été récompensé du Trophée de l’économie circulaire pour avoir donné plus de 100.000 portions de nourriture à la Banque Alimentaire. Pèle-Mêle, Campari a reçu le prix de la Sauvegarde du Patrimoine culturel. Carrefour a été récompensé pour l’engagement social en faveur de l’Inclusion et L’Oréal pour la Valorisation de talent.

Les organisateurs du Gala ont conclu la cérémonie en encourageant la France et l’Italie à oeuvrer toujours plus de concert pour un gain bénéfique aux deux parties, Vincenzo Boccia a conclu en rappelant la nécessité «d’avoir une Europe toujours plus soudé, une Europe qui doit de nouveau faire rêver et espérer les citoyens européens».