La Chambre de Commerce Franco-Arabe (CCFA) organise pour la troisième année le Forum France-Pays Arabes pour développer de nouveaux partenariats entre la France et les pays arabes et offrir de nouveaux marchés d’envergure aux entreprises des différents pays partenaires.

Élu en 2016, Vincent Reina rappelle que l’idée d’une Chambre de Commerce franco-arabe remonte au Général De Gaulle qui souhaitait développer des partenariats forts avec les pays arabes. Créé en 1970 en partenariat avec les chambres des 22 pays membres de la Ligue des États Arabes et des entreprises françaises adhérentes, la CCFA agit pour régler nombre de formalités liées à l’exportations vers les pays arabes, ou encore pour la formation, l’information et le développement des entreprises.

La CCFA qui tiendra ce salon en partenariat avec l’Union des Chambres Arabes basée à Beyrouth représentant les différentes fédérations des Chambres de Commerce des pays arabes, a mobilisé les sphères économiques et les grandes entreprises pour tenir ce troisième forum qui se veut encore plus riche que ses précédentes itérations en mettant en avant les opportunités de partenariat et développement.

Vincent Reina explique les raisons de la création de ce forum : «Depuis 5 ou 6 ans, les pays arabes expriment leur vision stratégique à l’horizon 2030-2035. De nombreux projets sont en cours ou annoncés. Aujourd’hui il est nécessaire d’entendre les acteurs de ces pays sur des opportunités concrètes, d’éclairer sur les marchés. Malgré sa longue histoire avec les pays arabes, cette zone demeure très souvent pour la France au second plan. Ce n’est pas le cas pour d’autres partenaires commerciaux comme les Chinois, les Russes ou les Allemands.»

250 participants de délégations arabes, de PME et de grands groupes sont attendus au forum

Ce troisième forum se veut comme étant une opportunité pour les entreprises françaises en mettant en avant les secteurs les plus porteurs au sein des pays arabes, ainsi que les conditions d’accès aux marchés locaux, à la législation en vigueur ainsi que des témoignages d’entreprises s’étant installées dans les pays arabes. «Les besoins sont très différents d’un pays à l’autre. L’Algérie, avec l’organisation des Jeux Méditerranéens en 2022 va avoir des besoins en infrastructures notamment pour le dessalement et l’épuration de l’eau. En Tunisie, c’est le réseau de transports, en Irak ou en Syrie, des milliards de dollars seront consacrés à la reconstruction du pays.»

C’est dans ce but que 4 tables rondes seront organisées pour échanger sur les marchés les plus porteurs. La première sur l’eau, l’énergie et le développement durable mettra en avant le développement des réseaux d’eau potable ou encore l’alimentation en électricité par des méthodes modernes et écologiques. La deuxième table ronde sera tournée sur l’agriculture, l’agro-industrie et la pêche. La troisième concernera les infrastructures et visera à la fois à présenter les structures déjà en place ainsi que celles qui demandent à être développées. La dernière table se concentrera sur les investissements, avec notamment la présentation des besoins en véhicules des pays arabes.