La NSGB, filiale de la Société générale et seconde banque privée d’Égypte

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Présente en Égypte depuis 1978, la NSGB, filiale de la Société générale, est la seconde banque privée du pays. Elle bénéficie à plein de la forte croissance économique du pays et présente une offre universelle capable d’intéresser à la fois les entreprises et les particuliers.

 

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Quand on parle de pays émergents, le réflexe le plus commun consiste en général à évoquer la Chine, l’Inde, le Brésil, voire les pays du Golfe persique ou d’Asie du sud-est. D’autres pays offrent pourtant dans différentes régions du monde des perspectives de développement intéressantes et prometteuses. Il en est ainsi de l’Égypte, dont le taux de croissance du produit intérieur brut dépasse depuis 2004 les 4 % et depuis 2006 les 7 % ! « L’Égypte offre des performances économiques remarquables qui sont encore méconnues, dans un pays qui, contrairement à ce qu’on croit d’habitude, est remarquablement stable », explique Guy Poupet, directeur général de la NSGB (National Société Générale Bank), filiale de la Société générale dans le pays. Doté de réserves gazières importantes – 10 % de la consommation française de gaz provient d’Égypte –, le pays des pharaons a aussi connu des développements impressionnants dans d’autres domaines, à commencer par le tourisme, avec plus de 10 millions d’hôtes accueillis bon an mal an. Autres secteurs en pointe : la construction, la grande distribution ainsi que le transport et les activités portuaires avec le commerce maritime du Canal de Suez, dont le trafic bénéficie à plein de la multiplication des échanges mondiaux, notamment en provenance de et vers l’Asie.

Les investissements étrangers affluent donc dans le pays : en témoignent le projet de création de onze centrales électriques dans la région du Caire d’ici 2012, ainsi que celui de dix cimenteries dans les trois prochaines années. Le Français Lafarge, récemment acquéreur de l’Égyptien Orascom, qui porte une partie de ces projets cimentiers. Outre un marché intérieur important – 75 millions d’habitants dans le pays – , l’Égypte bénéficie de sa position géographique qui en fait naturellement une plate-forme de développement régional pour les grands groupes mondiaux aussi bien vers les pays du Golfe que vers ceux du Maghreb. Autre exemple : les industriels du verre – dont Saint-Gobain –, ont annoncé d’importants projets d’implantation afin de bénéficier à plein d’une énergie gazière abondante et peu chère. Dans le domaine financier, les investissements ont afflué eux aussi, ces derrnières années, en particulier à la Bourse du Caire, et pour tirer profit de la stabilité de la livre égyptienne et de taux d’intérêt élevés jugés très intéressants. « Le développement actuel bénéficie aussi de l’apport d’une diaspora importante répartie dans de nombreux pays proches ou lointains », explique Guy Poupet. Autrefois filiale commune de la Société Générale et de la National Bank of Egypt etdésormais à 77 % entre les mains de la Société générale, la NSGB est présente en Égypte depuis 1978 et se définit comme la seconde banque privée du pays et la première à capitaux étrangers.

Depuis 2004, date de la libéralisation des services bancaires dans le pays, la NSGB est devenue une banque universelle qui présente une offre élargie aussi bien au niveau des particuliers que des entreprises de toutes tailles. Avec 140 000 nouveaux clients particuliers en 2007 et des dépôts en hausse de plus de 16 % en 2007 et 22 % en 2006, la banque compte désormais 520 000 clients qui bénéficient des services de plus de 120 agences locales dans le pays. « Cette couverture nationale nous a amenés à développer notre offre vers les petites et moyennes entreprises locales », explique Guy Poupet.Dans un pays où le taux de bancarisation est encore faible – seulement 15 % des ménages sont titulaires d’un compte bancaire –, le potentiel de développement est considéré comme très important. C’est cette perspective, dans le contexte d’une politique de privatisation du secteur depuis 2004, qui a amené NSGB à se porter acquéreur en 2005 de la banque MIBank, troisième banque privée égyptienne, ce qui porte la part de marché de la NDGB à près de 6 %, contre 2,7 % en 2004.

Dans un contexte général de modernisation des activités bancaires du pays, avec la mise en place par exemple d’un marché des changes interbancaire et le lancement en deux ans d’une quinzaine de fonds d’investissement, la NSGB compte sur le développement de ses activités pour demeurer un acteur majeur, contribuant ainsi à la stratégie globale de la Société générale, pour qui les pays émergents constituent un axe de développement essentiel. Afin de compléter sa gamme et apparaître plus que jamais comme une banque universelle, la NSGB a ainsi lancé des activités d’assurance-vie et de gestion de flottes automobiles. De même, l’offre de crédit à la consommation a été boostée et un fonds d’investissement lancé sous le nom de Themar a levé un milliard d’euros de souscriptions.Développement des produits, développement du nombre de filiales dans tout le payset développement de la clientèle – 100 000 nouveaux clients sont attendus tous les ans –, tels sont les axes de développement d’une banque dont le total du bilan (dépôts et transactions) s’est élevé à 5 milliards d’euros en 2007, et dont la capitalisation boursière – 1 milliard d’euros – est la douzième du pays.

Égypte: les chiffres clés

Superficie : 1 million de km2

Population : 75,4 millions d’habitants

PIB (2006) : 108 milliards USD (environ 72 milliards d’euros)

PIB par habitant : 1 800 USD (environ 1 200 euros)

Investissements étrangers en forte hausse

Selon l’OCDE, les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint des niveaux sans précédent en 2006-2007, faisant de l’Égypte le premier bénéficiaire des IDE en Afrique et le deuxième parmi les pays arabes après l’Arabie saoudite. Les efforts des pouvoirs publics pour améliorer l’environnement des affaires ont par ailleurs été reconnus : en 2007-2008, la Banque mondiale a classé l’Égypte parmi les pays qui se réforment le plus rapidement. Selon les indicateurs de la pratique des affaires, elle est passée du 167e rang sur 175 pays en 2006 au 126e sur 178 en 2007. En juillet 2007, elle est devenue le 40e pays à adhérer à la déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales, signe des récents progrès des politiques visant à y améliorer le climat de l’investissement. (Source : OCDE)