La Saône-et-Loire joue la carte de la culture

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  1. La Roche de Solutré : popularisée par l’ancien président de la République François Mitterrand qui s’y rendait tous les lundis de Pentecôte, la Roche de Solutré constitue un passage obligé pour tous ceux qui veulent découvrir les paysages de la Bourgogne du Sud. Au sommet (493 m), le visiteur bénéficie d’une magnifique sur la région tout comme lorsqu’il gravit la Roche de Vergisson (485 m) qui se trouve à proximité. Zone préservée « Natura 2 000 », la Roche de Solutré est accessible par un chemin aménagé en 2006. Et si le château du Moyen Âge qui se dressait au sommet a presque entièrement été rasé sur ordre de Philippe Le Bon par ordonnance du 22 décembre 1434, les touristes peuvent en revanche visiter le passionnant Musée départemental de Préhistoire ainsi que le jardin botanique de Solutré.

 

  1. L’abbaye de Cluny : fondée en 910 par Guillaume Le Pieux, duc d’Aquitaine, la « Maior Ecclesia » demeure un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’art roman. Les amoureux d’architecture religieuse apprécieront particulièrement le bras sud du grand transept, la voûte en berceau brisé à 30 m de hauteur, la chapelle Jean de Bourbon et le clocher dit « de l’eau bénite ». Afin de s’immerger dans l’abbaye telle qu’elle était au Moyen-Âge, un film en 3D est consacré à la grande abbatiale et des écrans en réalité augmentée sont placés tout au long du parcours de visite. Il est aussi possible de découvrir le monastère qui date du XVIIIe siècle. Les lieux peuvent être visités librement, avec un audio guide (français, anglais, allemand et italien) ou un guide.

 

 

  1. Le Centre européen de la mosaïque contemporaine : maison de l’association M comme Mosaïque fondée en octobre 2000 à Paray-le-Monial, ce lieu présente une exposition différente chaque été et organise une vingtaine de stages pour s’initier à la mosaïque. Forte de 230 adhérents et 50 membres actifs, l’association a déjà accueilli plus de 1 300 stagiaires issus du monde entier et désireux de découvrir, avec des mosaïstes professionnels, cet art méconnu. Un diplôme professionnel, en partenariat avec des écoles d’art, devrait même être mis en place dans les prochaines années.

 

  1. Le musée du Hiéron : situé à Paray-le-Monial, ce musée-monument construit à la fin du XIXe siècle et labellisé « Musée de France » présente sur 700 m2 un parcours retraçant deux millénaires d’histoire du christianisme. Ouvert à l’art contemporain, il présente cette année une exposition temporaire baptisée « En signe de vie » avec des œuvres des artistes Georges Jeanclos, Max Wechsler et Thomas Gleb. Ne ratez pas le portail roman d’Anzy-le-Duc (XIIe siècle) classé monument historique et le trésor national Via Vitae (« Le Chemin de la Vie ») de l’orfèvre joaillier parisien Joseph Chaumet.

 

 

  1. Les édifices religieux de Paray-le-Monial : importante ville de pèlerinage, Paray-le-Monial compte quelques lieux de cultes chrétiens indispensables pour une découverte complète de la ville. Preuve de leur succès, plusieurs centaines de milliers de curieux viennent les visiter chaque année. Le plus imposant est la basilique qui avait reçu la visite du pape Jean-Paul II en 1986. On y admire notamment les représentations du Christ Pantocrator et du Tétramorphe avec les quatre apôtres : Saint Marc, Saint Mathieu, Saint Luc et Saint Jean. La Chapelle de la Colombière, qui contient les reliques de Saint Claude La Colombière, ainsi que de superbes mosaïques, et le monastère de la Visitation, qui abrite les reliques de Sainte Marguerite-Marie et la chapelle des apparitions, valent aussi le détour.

 

  1. L’abbaye Saint-Philibert à Tournus : chef-d’œuvre de l’art roman des XIe et XIIe siècles, l’église abbatiale, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire et le cellier constituent le seul ensemble monastique du XIIe siècle conservé en Europe. L’architecture de la nef, couverte par des voûtes en berceaux transversaux, offre une luminosité saisissante. La crypte et les mosaïques romanes présentes dans le déambulatoire et la chapelle haute sont tout aussi intéressantes.

 

 

  1. Le musée du Vélo Michel Grezaud de Tournus : inauguré il y a quinze ans, ce musée insolite présente près de 200 vélos ainsi que des milliers d’accessoires et objets étonnants dans un espace d’exposition de 600 m2 répartis en trois salles. Les amoureux de la petite reine s’identifieront sans peine à ce boucher qui, à cinquante ans passés, avait décidé de consacrer tout son temps à sa passion. Le musée peut être visité librement ou avec un guide et comporte un jeu de piste pour les enfants âgés de 3 à 12 ans sur le thème « Vélo = zéro pollution ».

 

  1. Le château de Cormatin : la demeure des marquis d’Huxelles, édifiée entre 1606 et 1625, abrite le plus fastueux appartement de Louis XIII conservé en France. Cheminées, plafonds et boiseries ont été peints, sculptés et dorés avec exubérance pour le favori de la reine Marie de Médicis. La visite permet aussi de découvrir tableaux, tapisseries et meubles d’époque, ainsi qu’un monumental escalier de pierre de 20 m de haut, une cuisine du XVIIIe siècle et les opulents salons 1900 d’un directeur d’opéra. Le jardin, dans l’esprit de l’époque baroque, propose sur 12 ha des parterres fleuris, un grand labyrinthe de buis avec volière belvédère, un potager, un théâtre de verdure, des pièces d’eau et des arbres remarquables.

 

 

  1. Les arcades de Louhans : traditionnellement ville de commerce, Louhans est réputée pour sa rue principale bordée d’arcades, une des plus longues de France. Une balade dans le centre-ville permet de prendre conscience du patrimoine culturel de la ville qui comprend quatre monuments inscrits ou classés historiques : le Théâtre municipal, les Tours Saint-Pierre et Saint-Paul, l’Hôtel-Dieu et l’hôtel de Commerce. Après les arcades, n’hésitez pas à visiter aussi l’apothicairerie, le Musée de l’Imprimerie et l’église Saint-Pierre.

 

  1. La cathédrale Saint-Lazare à Autun : érigée entre 1120 et 1146 sous l’impulsion de l’évêque Étienne de Bagé, elle doit son nom au fait qu’elle abrite les reliques de Saint-Lazare. D’inspiration clunisienne, la cathédrale Saint-Lazare d’Autun avait été construite pour concurrencer la célèbre basilique de Vézelay. Élément le plus remarquable de l’édifice, le tympan est l’œuvre du sculpteur Gislebertus tout comme la salle capitulaire. Il représente le Jugement dernier avec un Christ en mandorle, une vierge folle aux seins mordus par les serpents, la résurrection des morts, Saint-Pierre, Saint-Michel et le Diable. La cathédrale contient ainsi quelques toiles remarquables comme Le Martyr de Saint-Symphorien par Ingres et La Résurrection de Lazare par Heim.

 

De plus amples informations sont disponibles sur les sites Internet suivants : www.bourgogne-du-sud.com, www.monuments-nationaux.fr et www.musees-bourgogne.org.