Le BCC table sur une reprise de la croissance économique en 2015

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Dans l’intervalle, l’organisme représentant les chambres de commerce outre-Manche a baissé ses prévisions de croissance pour cette année à 0,6%.

 

Pour le BCC, les entreprises britanniques n’y sont pour rien. Résistantes, ambitieuses,  les sociétés se heurtent néanmoins à un environnement économique défavorable  marqué par des perspectives de croissance mondiales en berne et la difficile mission de réparer l’état des finances publiques britanniques.  Dans un contexte économique peu amène, le BCC a donc pris la décision de réduire les prévisions de croissance du Royaume-Uni à 0,6% cette année, comparé à 1% lors de ses derniers pronostics en décembre, et à 1,7% en 2014 comparé à 1 ,8% auparavant.  

 

 

« Nos nouvelles prévisions mettent en lumière les défis auxquels doit faire  le  Royaume-Uni au cours des mois et des années à venir » explique John Longworth, directeur général du BCC, « nous avons prôné une réduction du déficit tout en signalant, depuis déjà quelque temps qu’elle devait s’accompagner d’un plan de croissance susceptible de créer un nouveau modèle économique  qui permette aux entreprises de créer des emplois, d’investir et d’ exporter ».  La croissance négative enregistrée par le Royaume-Uni au dernier trimestre 2012 a été le principal déclencheur de la révision à la baisse des perspectives de croissance du BCC.  Couplé  à  la persistance d’inquiétudes dans les pays de la zone euro, principaux partenaires commerciaux du Royaume-Uni, la révision des chiffres prend aussi en compte un durcissement de l’endettement public britannique : le BCC table désormais sur un endettement de 89,7 Mds de livres pour l’exercice 2012-2013, soit 9,2 Mds de plus que les pronostics établis par l’organisme de surveillance budgétaire indépendant OBR en décembre 2012.  

 

Les années de pain noir devraient s’achever en 2015, date à laquelle la croissance est attendue à +2,2% par le BCC. Dans l’intervalle, les indicateurs économiques vont continuer à souffler le chaud et le froid : après avoir progressé à hauteur de 1% en 2012, la consommation des foyers devrait maintenir ce même taux de croissance cette année  avant de progresser à hauteur respectivement de 1,9% et 2,2% en 2014 et 2015. L’investissement devait aussi se renforcer graduellement, avec une croissance anticipée à +5% en 2013, puis +5,1 et +5,2% en 2014 et 2015. Le rééquilibrage tant attendu de l’économie britannique  devrait aussi se poursuivre lentement : après un déclin de 0,3% en 2012, les exportations devraient croître modestement à hauteur de 1,1% en 2013, puis de +3,3% en 2014 et +4,1% en 2015.  

 

L’industrie, qui ne représente plus aujourd’hui que 10,5% de la production britannique, va aussi jouer les montagnes russes : après un déclin d’un demi-point cette année, le secteur devrait progresser de 1% en 2014, puis de 1,2% en 2015.  Particulièrement volatile, le secteur de la construction devrait continuer à décliner cette année avant de renouer avec la croissance en 2014 (+1%) et en 2015 (+1,1%). Le dynamisme du secteur des services devrait en revanche s’accentuer l’an prochain (+2,1%) et en 2015 (+2,6%).