Le cabinet CMS Moscou envisage de se développer en Russie

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Diplômé de l’université de Paris II – Panthéon Assas et de l’Institut de droit des affaires de l’université d’Aix-en-Provence, Jean-François Marquaire, 49 ans, a rejoint le cabinet CMS à Moscou en septembre 2006 et en est devenu le directeur à partir de janvier 2008. Juriste de formation, il a travaillé au sein de groupes issus de secteurs très divers : Chambon, Compagnie générale de géophysique, Solatrenz, Dirigeants et Investisseurs, Géoservices et Badger Meter Inc.

 

Commerce International : Depuis quand CMS se trouve en Russie et quelles sont ses particularités ?

 

Jean-François Marquaire : « CMS est un réseau de neuf cabinets européens indépendants regroupés sous une même bannière. Les firmes CMS Cameron McKenna, CMS Hasche Sigle et CMS Bureau Francis Lefebvre sont présentes en Russie depuis 1992. La fusion de leurs trois cabinets moscovites sous le nom “ CMS, en Russie ” est survenue en janvier 2009 dans un souci évident de clarification vis-à-vis de notre clientèle, de développement de synergies commerciales et techniques entre les équipes, et d’acquisition d’une taille critique sur un marché en plein développement. CMS présente trois caractéristiques : c’est un cabinet global, international et européen. Cabinet global, car nous couvrons l’ensemble du droit des affaires. Cabinet international, car nos équipes de juristes et d’avocats sont constituées à la fois de Russes et d’étrangers. Cabinet européen, car le réseau CMS, présent dans 20 pays et 39 villes du Vieux Continent, nous permet de conseiller nos clients russes sur leurs problématiques de développement en Europe. Le marché international du droit est dominé par les Anglo-Saxons, c’est pourquoi, en Russie, notre caractère européen nous rapproche des clients. »

 

Comment cherchez-vous à vous différencier de vos concurrents ?

 

J.-F. M. : « Par rapport aux autres cabinets moscovites, CMS présente deux avantages décisifs. Nous faisons partie des deux ou trois grands cabinets présents dans la capitale qui parviennent en un seul bureau à réunir des expertises juridiques et fiscales reconnues. Ensuite, nous nous démarquons par notre volonté d’être proches de nos clients afin de mieux les conseiller. Nous nous intéressons à l’activité de nos clients et bon nombre de juristes travaillant en Russie ont une expérience opérationnelle et ont travaillé dans des entreprises issues de secteurs très divers. Cela permet de comprendre plus facilement les problèmes de nos clients. »

 

Qui sont vos clients et de quels secteurs viennent-ils en général ?

 

J.-F. M. : « Des grands groupes français du CAC 40, des grandes entreprises russes et internationales, mais aussi un nombre croissant de PME européennes dont les besoins sont importants : nous avons un portefeuille de clients très large et diversifié. “ CMS, en Russie ” est leader sur des secteurs tels que l’automobile, l’industrie du luxe et des cosmétiques, les médias et télécoms ou encore les infrastructures et le financement de projets, mais aussi la grande distribution, le textile, l’immobilier, l’hôtellerie et les loisirs, l’assurance, la finance, la pharmacie, les énergies et les ressources naturelles… »

 

La crise affecte-elle vos activités et quels sont vos objectifs ?

 

J.-F. M. : « Pas en 2008, où notre chiffre d’affaires a continué de croître. Il y a, je pense, deux raisons à cela : la croissance générale des investissements en Russie et nos clients qui, au fil du temps, se révèlent de plus en plus fidèles en nous confiant la gestion de plusieurs de leurs filiales. La crise nous oblige à nous adapter dans un contexte économique moins porteur. En 2009, notre priorité numéro 1 sera la sécurisation de notre portefeuille clients. Nous comptons nous développer par secteur d’activité en étant encore plus présents que jamais dans les secteurs de l’automobile, des biens de consommation, des technologies liées aux médias et télécoms… À long terme, si la conjoncture le permet, nous songeons aussi à être davantage présent en région, car le rapide développement économique hors de l’axe traditionnel Moscou – Saint-Pétersbourg est porteur de belles promesses. »