Le fondateur d’AC&S vous dévoile les avantages de l’externalisation des comptes consolidés

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 L’externalisation des comptes consolidés est une pratique peu répandue en France, contrairement aux pays anglo-saxons. Sur un marché très concurrentiel et en perpétuelle évolution, elle offrirait toutefois de nombreux avantages aux groupes ayant besoin de produire ce type de document financier. Plus économique, plus fiable et bénéficiant d’un meilleur suivi, voici ce que promet la consolidation externalisée.

Document de référence validé par deux commissaires aux comptes et destiné aux actionnaires, institutionnels et à l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), la consolidation des comptes est une étape importante dans la vie financière d’un groupe comprenant plusieurs filiales.

Regroupant les bilans, comptes de résultat et annexes, la consolidation statutaire des comptes est déclenchée automatiquement si deux des trois seuils minimaux sont atteints deux années de suite, à savoir : 48 millions d’euros de chiffre d’affaires, 24 millions d’euros pour le total bilan et 250 salariés dans le groupe pour les exercices à compter du 1er janvier 2016. Établis dans le but d’obtenir une image globale de l’activité d’un groupe, les comptes consolidés sont essentiellement effectués en interne à l’heure actuelle.

Or, cette pratique entraine des coûts non négligeables. Les coûts directs salariaux tout d’abord, puisque, pour gérer un département consolidation en interne il faut, au minimum, deux salariés. Ensuite viennent les coûts directs liés au système d’information et à la formation des salariés notamment. Sans oublier les coûts cachés concernant l’informatique, les serveurs, l’impact des normes. Alors comment réduire la facture pour un groupe devant produire des comptes consolidés ? La solution pourrait résider dans l’externalisation de ce département.

Jean-Marie Philips (photo), dirigeant et fondateur d’Assistance Conso et Support (AC&S) vous en dit plus: «De par mon expérience sur le terrain, je me suis aperçu que beaucoup de groupes internalisaient, à tort, leur consolidation car cela représente d’énormes coûts. Alors que, s’ils l’avaient externalisée, ils auraient eu un meilleur suivi, des comptes plus fiables et pour un coût moindre».

L’externalisation, une solution pour optimiser les coûts

L’externalisation de la consolidation présente de nombreux avantages. Le premier est celui de la réduction du coût salarial. Lorsqu’il est intégré à une entreprise, le consolideur va travailler entre 10 et 12 jours par mois, ce qui représente la période nécessaire pour sortir une consolidation. Or, un consolideur étant un spécialiste, il ne peut pas être affecté à un autre service. Dès lors, comment gérer cette période de non-employabilité ? «L’externalisation va gérer cette problématique de non-employabilité durant la période creuse. De ce fait, l’entreprise sera plus tranquille à ce niveau là».

Souplesse salariale, mais également sur le plan des ressources humaines. «Durant les 10 jours où le salarié va travailler, il aura un rythme assez dense de 15 à 16 heures de travail par jour. Avec l’externalisation, on règle la problématique de réglementation des ressources humaines» précise le dirigeant d’AC&S.

L’externalisation évite de s’embarrasser des outils et mises aux normes nécessaires

Autre point de dépenses : pour faire une consolidation, il faut un logiciel spécifique, ce qui va entrainer un coût d’installation et d’administration. Sans oublier les normes auxquelles la consolidation doit se plier, telles que Bâle III ou les normes IFRS:
«La force d’une entreprise comme la nôtre, c’est qu’on a des personnes spécialisées dans les normes et qui vont valider que la norme est bien appliquée. Le deuxième point, c’est qu’on connaît les logiciels et qu’on sait administrer parfaitement».

Si la consolidation statuaire est une obligation trimestrielle, la plupart des groupes font une clôture tous les mois pour reporter à la direction. Ainsi, la consolidation mensuelle, dite de management, facilite le pilotage d’entreprise. Elle est souvent sous-estimée par les groupes devant consolider pour la première fois:
«On accompagne les jeunes groupes dans le pilotage de leur entreprise, car ils n’ont pas toujours la vision management que peut leur apporter le fait de sortir des comptes consolidés tous les mois. Grâce à cela, les groupes sont beaucoup plus réactifs, vont pouvoir prendre des décisions stratégiques importantes et ainsi anticiper», ajoute Jean-Marie Philips.

Et si vous sautiez le pas de l’externalisation des comptes consolidées ?

Toutefois, l’externalisation n’empêche pas un groupe de réintégrer la consolidation des comptes en son sein. Un système totalement réversible que prône Jean-Marie Philips:
«On a une vision management, opérationnelle. On accompagne le client mais on ne fait pas pour le client, de façon à ce qu’il sache toujours les options qu’on prend. C’est ce qui fait qu’à tout moment, le client peut réinternaliser, parce qu’il a cette connaissance et que c’est un travail fait en toute transparence». Devant ces avantages, de plus en plus de groupes sautent le pas de l’externalisation.

Si elle est courante à l’étranger, et notamment dans les pays anglo-saxons, cette pratique ne date que de 5 ou 6 ans en France. Ce qui n’empêche pas une réelle concurrence:
«Aujourd’hui, sur ce marché, il y a beaucoup de consolideurs freelances. Mais les gros cabinets d’audit appelés «Big Four» ont également compris que l’externalisation était intéressante et ont créé des départements pour pouvoir le faire. Il faut donc arriver à se différencier et avoir une réelle spécificité», analyse Jean-Marie Philips.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur:    AC&S