L’économie mondiale est toujours en phase de convalescence

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Le choc pétrolier, s’il se prolonge, est de nature à peser sur la croissance.

« L’érosion du pouvoir d’achat des ménages et les pressions exercées sur les marges des entreprises provoquées par la hausse du prix des matières premières sont autant de mauvaises nouvelles pour un monde développé qui compte sur des moteurs plus domestiques pour croître mollement, mais sûrement », estime le Crédit agricole. « Le marché s’interroge sur le comportement que vont adopter les banques centrales si le prix du pétrole continue à augmenter », souligne la société de gestion française Natixis AM. En effet, l’Europe devra sans doute composer avec un sévère policy-mix (serrage budgétaire et hausses de taux de la BCE), sans compter les incertitudes entourant la crise larvée des dettes souveraines. Dans la sphère émergente, l’arbitrage classique croissance-inflation appelle à un réglage monétaire plus strict qui va freiner l’activité. Les investisseurs privilégient les valeurs-refuge, ce qui, sur le front des monnaies, est plutôt favorable au franc suisse et au yen. Le choc plus localisé du terrible tremblement de terre qui vient de frapper le Japon participe à ce climat de grande morosité.