L’entreprise française Oxybul éveil et jeux ouvre un nouveau concept de magasin à Lille

63
W1siziisijiwmtivmdcvmtivmtbfmtvfmjffndkxx2zpbguixsxbinailcj0ahvtyiisiji3mhgxmdawpijdxq
©Oxybul éveil et jeux
Ludique et connecté, ce point de vente pourrait servir de modèle aux 40 autres que compte l’enseigne à travers la France.

Situé dans le centre-ville de Lille, le nouveau magasin Oxybul éveil et jeux a officiellement rouvert ses portes le 14 novembre, après plus de quatre mois de travaux. Partant du constat que les clients de l’enseigne effectuent 50% de leurs achats en magasin et 50% sur Internet, le point de vente (500 m2 contre 250 m2 pour les autres) a été conçu pour offrir davantage de complémentarité entre les deux canaux de distribution. « Ce magasin incarne les trois partis pris d’Oxybul éveil et jeux: réunir la totalité de nos gammes de produits; donner accès à toute l’offre web en magasin; apporter service et conseils aux clients via des expériences ludiques », explique Nathalie Mesny, directrice générale d’Oxybul éveil jeux depuis le mois de juin.

 

Filiale d’ÏD Group (Okaïdi, Obaïbi, Jacadi, Véronique Delachaux, Vibel, ÏD Kids), Oxybul éveil et jeux cherche à s’imposer comme une marque transversale au sein du marché des 0-12 ans, en commercialisant jeux et jouets d’éveil mais aussi articles de puériculture, mobilier, décoration de la chambre, livres, CD, DVD… Au lieu des traditionnelles séparations par sexe et par âge, les produits sont ici rangés par univers: créer, apprendre, explorer, s’éveiller, construire, imaginer… Pour sélectionner les références, l’enseigne s’appuie sur deux sortes d’expert: des professionnels de l’enfance (psychopédagogues, pédiatres, orthophonistes…) et un panel de 2 000 « parents pilotes ». Cette sélection donne lieu à l’attribution d’un label « approuvé parents pilote » pour seulement… un produit sur trois. Parallèlement, pour casser son image haut de gamme (crise économique oblige), l’enseigne développe des produits d’entrée de gamme (31% des jeux et jouets à moins de 10 euros, 71% à moins de 25 euros et près de 90% à moins de 40 euros).

 

Au sein du magasin lillois, les enfants peuvent s’amuser avec une table tactile et essayer des déguisements dans une cabine virtuelle. Les parents disposent de six bornes interactives pour consulter le site Internet et ses fiches produits, conseils d’experts et autres avis de consommateurs. Si le concept paraît redondant, il pourrait se révéler efficace sur le plan financier. « Nous avons mené des études qui démontrent qu’il y a trois fois plus d’achats, lorsque les clients utilisent plusieurs canaux », souligne Nathalie Mesny. « Cela renforce aussi la fidélité à la marque. » Le concept de magasin connecté pourrait être reproduit d’ici deux ou trois ans dans d’autres points de vente. En période de crise économique, le marché des jeux et jouets est en léger recul, même si le segment de l’éveil résiste bien. Le véritable test aura lieu pendant les fêtes de fin d’année. Pour le magasin de Lille, l’objectif est élevé: atteindre un chiffre d’affaires annuel de 2 millions d’euros, soit une croissance de 40% par rapport à l’ancienne version.