Les éco-pressings lavent plus vert que vert (j’ai mis ce titre, car il me faisait rire… tu peux le changer)

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Nicolas de Bronac, président et fondateur de Sequoia Pressing
Proposer à une clientèle de particuliers et de professionnels des prestations de pressing à prix compétitifs en utilisant des produits et des techniques respectueux de l’environnement, c’est le défi relevé par Sequoia Pressing.

Diplômé de l’École supérieure de Sciences commerciales d’Angers (ESSCA), Nicolas de Bronac, 28 ans, a commencé sa carrière comme chef de projet au sein du groupe Alain Afflelou avant de fonder Sequoia Pressing en janvier 2008.

 

Commerce International : Comment vous est venue l’idée de créer un réseau de pressings respectueux de l’environnement ?

 

Nicolas de Bronac : « En juillet 2007, la directive communautaire REACH a listé tous les produits chimiques qui vont être interdits d’ici 2020-2024 dans tous les pays membres de l’Union européenne. Parmi ces produits, figure le perchloroéthylène, utilisé dans 98 % des pressings en France. Nous avons acheté pour la France métropolitaine, Monaco et les DOM-TOM, l’exclusivité d’un brevet américain qui tombera dans le domaine public dans une dizaine d’années. Nous avons donc beaucoup travaillé depuis en partenariat avec le secrétariat d’État à l’Écologie pour faire évoluer la législation afin de faciliter notre développement en l’exonérant de règles drastiques destinées à encadrer le perchlo. »

 

Que proposez-vous ?

 

N. d. B. : « Pour se passer de ce produit, il existe deux solutions. Soit on utilise des hydrocarbures qui ne sont pas cancérigènes, mais qui polluent, soit on utilise du silicone liquide. Nous avons choisi la seconde solution, car elle n’est ni cancérigène ni polluante : il s’agit du même silicone liquide que l’on retrouve dans des démaquillants et qui est un produit neutre. Autour de cette biotechnologie, nous avons construit un concept qui révolutionne le pressing. En France, il y a près de 4 500 pressings, dont plus de 4 000 indépendants. Depuis 30 ans, ce marché n’innove pas, ne communique pas, demeure artisanal avec des boutiques défraîchies et des technologies dangereuses et polluantes. Nos boutiques, elles, ont été conçues par un architecte qui a utilisé des LED, des matériaux éco-responsables, des couleurs rappelant la nature. Et nos véhicules de livraison consomment très peu. Le but est d’être à la fois moins cher, efficace et écologique. »

 

Où êtes-vous présents et qui sont vos clients ?

 

N. d. B. : « Notre première boutique a ouvert ses portes en décembre 2008 dans le XVIe arrondissement de Paris, dans un quartier très concurrentiel. Les résultats ont été tellement satisfaisants que les Sequoia Pressing se sont multipliés à Paris, en banlieue, puis en province. Aujourd’hui nous avons cinq pressings en propre et 20 en franchise. En outre, notre atelier destiné aux entreprises se trouve à Montrouge (où se situe aussi le siège social de la société) et a ouvert en mars 2011. Nous nous adressons essentiellement aux grandes entreprises. Nous nettoyons aussi les costumes des députés de l’Assemblée nationale depuis maintenant deux ans et travaillons pour des agences de sécurité, des agences de location de vêtements, des marques de vêtements… Nous utilisons des techniques efficaces pour des costumes difficiles avec strass et paillettes, ce qui nous permet de travailler pour le Théâtre de Paris, par exemple. »

 

La franchise est votre principal moteur de développement ?

 

N. d. B. : « Sequoia Pressing est un concept créé pour se développer en franchise. Chez nous, un pressing réalise à l’heure actuelle un chiffre d’affaires moyen de 200 000 euros par an. À terme, nous visons 300 000 euros par an et par établissement. L’implantation de ces pressings concerne les centres-villes et les centres commerciaux. Le ticket d’entrée dans notre franchise est compris entre 210 000 et 230 000 euros et, généralement, les franchisés ont un apport personnel d’environ 50 000 euros. Le concept réussit aussi parce que nous sommes réellement compétitifs. D’ailleurs, nous pensons être à l’équilibre dès la fin de l’année. En 2012, 30 nouveaux Sequoia Pressings vont ouvrir leurs portes dans des villes de plus de 30 000 habitants. Il y aura donc 55 pressings sous enseigne d’ici la fin de l’année, dont deux aux Antilles. Nous nous développerons aussi à l’étranger avec trois pressings en Arabie Saoudite et un au Liban, mais pour le moment, nous préférons une croissance raisonnée avant de nous développer tous azimuts. »