Macro économie – Québec, la Belle Province

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Deuxième province par sa population de la fédération canadienne, le Québec francophone constitue un tremplin idéal pour investir le marché nord-américain.

Dès 1960, le Parti libéral du Québec prenait le pouvoir et réforma de fond en comble la Belle Province, donnant le pouvoir économique et politique à l’élite francophone. L’année 1967 fut marquée par la visite du général de Gaulle qui lança son célèbre « Vive le Québec libre » du balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal. La « Révolution tranquille » fut aussi une révolution culturelle. Elle provoqua, en 1977, l’adoption de la Charte de la langue française. Dans un contexte de crise constitutionnelle quasi permanente depuis 1980, le gouvernement fédéral doit à présent tenir compte du fait que la moitié du Québec est prête à se séparer du Canada.
Le parlement fédéral canadien est responsable notamment de la défense nationale, du service postal, de la monnaie et du commerce international. Quant aux provinces dont fait partie le Québec, elles sont responsables des infrastructures, de la santé, de l’éducation, des ressources naturelles, du droit privé… Aujourd’hui, la « Belle Province » est morcelée en 17 régions administratives, sous-divisées en municipalités régionales de comté (MRC) et en territoires équivalents.

Les fusions municipales
En 2001, le gouvernement de la province du Québec a voté une loi obligeant la plupart des municipalités à fusionner avec leurs voisins afin de créer de nouvelles grandes villes, les deux plus importantes étant Montréal (3,6 million d’habitants) et Québec (550 000).
Cependant, au cours de la dernière campagne électorale, Jean Charest, actuel Premier ministre du Québec, avait promis de les « défusionner ». Des référendums pour valider ses fusions furent donc tenus en 2003. Résultats : la nouvelle ville de Québec reste largement fusionnée, entrant ainsi dans le club des 10 plus importantes villes du Canada. À Montréal, le paysage changera davantage. Bien que la nouvelle ville reste forte, une vingtaine de petites anciennes villes renaissent tout de même. 
Ailleurs, dans tout ce processus, la carte de la province du Québec a aussi perdu des noms célèbres dans le monde : Hull, en face d’Ottawa, est devenue Gatineau, et Chicoutimi s’appelle maintenant Ville de Saguenay.  

L’économie du Québec
Comparativement à l’ensemble du Canada, le Québec dépend davantage du secteur manufacturier et des exportations, et son économie est donc beaucoup plus sensible à des taux de change élevés entre le dollar américain et le dollar canadien. Il s’agit d’une société post-industrielle, très avancée dans les nouvelles technologies : télécommunications, biotechnologies, aéronautique, automobiles…
Véritable carrefour de l’Europe et des Amériques, le Québec jouit d’une vitalité artistique hors du commun. Puisant leur inspiration à des sources diverses, racines françaises, culture nord-américaine, nouveaux métissages, arts médiatiques de pointe, ces créateurs étonnent partout. C’est également au Québec que fut développée la technologie IMAX qui a révolutionné le monde des écrans géants. Aujourd’hui, Montréal s’impose comme l’un des plus importants centres de production audiovisuelle au monde. Guichet unique depuis près de 25 ans, le Bureau du Cinéma et de la Télévision de Montréal a reçu le mandat de coordonner les tournages sur son territoire, et de faire la promotion internationale de la ville comme centre de production.

Le développement durable
Le tiers des exportations du Québec sont liées aux ressources naturelles, elles ont bénéficié des prix plus élevés pour les matières premières. En effet, l’industrie forestière est un secteur majeur. Les forêts couvrent près de la moitié de l’immense territoire, soit l’équivalent de la Suède et de la Norvège réunies. Le Québec est le premier exportateur de papier journal au monde.
En juin dernier, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil et le ministre du Développement durable, Thomas J. Mulcair, ont annoncé que le gouvernement du Québec autorisera la société Hydro-Québec à procéder à un deuxième appel d’offres visant à l’acquisition d’énergie éolienne. En effet, l’énergie éolienne fait l’objet d’un large consensus au sein de la société québécoise. Dans ce domaine, le Québec est actuellement dans le peloton de tête, tant au Canada qu’en Amérique du Nord.
Un projet de loi sur le développement durable fait actuellement l’objet d’une commission parlementaire au Québec. Parmi les principes que l’administration publique devra dorénavant considérer figurent : la santé et la qualité de la vie, la subsidiarité, le respect de la capacité de support des écosystèmes… Montréal a d’ailleurs été choisi e pour accueillir la 11e Conférence des Nations Unies en décembre 2005 sur les changements climatiques.

Pourquoi choisir le Québec
Société ouverte et dynamique, endroit reconnu pour sa qualité de vie, le Québec se caractérise notamment par une main-d’œuvre hautement qualifiée et bilingue, des infrastructures de qualité et un milieu de vie sécuritaire.
Pour une entreprise française, la Belle Province représente une véritable porte d’entrée sur le marché nord-américain. En effet, l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA) donne au Québec un accès privilégié à un marché de plus de 400 millions de consommateurs, dont 130 millions se trouvent dans un rayon de 1 000 km de Montréal.