Novagraaf France, l’innovation sous protection rapprochée

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« Une structure élaborée pour être au plus proche des entreprises. » C’est ainsi qu’Olivier Boland, président-directeur général de Novagraaf France, décrit son organisation. L’activité de cette société couvre tout ce qui concerne la protection des marques, des modèles, du droit d’auteur, des noms de domaines… Une autre structure juridique du groupe, avec qui elle est fortement liée par une stratégie, un management et des services communs intégrés, Novagraaf Technologies, dirigée par Jean-Louis Somnier, couvre toutes les activités concernant la protection des innovations, essentiellement par brevets. « Notre effectif comporte une vingtaine de juristes spécialisés. Ils sont regroupés en cinq équipes de dix à quinze personnes, dont trois à cinq consultants. Les clients ne sont en contact qu’avec une seule de ces équipes, quels que soient leurs besoins, ce qui permet une meilleure réactivité et une plus grande proximité. Ainsi, lorsqu’ils entrent en contact avec Novagraaf France, ils savent immédiatement vers quel référent se tourner », détaille Olivier Boland.

Des ingénieurs brevet pour plus de performances
L’offre de l’entreprise répond à tout type d’attente, de la surveillance des marques de tiers aux procédures d’acquisition des droits des marques et leur maintien en passant par les contrats (cession, licences…) et la gestion de situations de contentieux. La société ne dispose pas de services séparés pour l’exécution de chaque tâche (inscription, renouvellement, dépôt des marques…), puisque toutes ces taches sont effectuées dans chaque équipe. « Il est plus pertinent de confier l’ensemble des prestations à une petite unité, de sorte que le client ne se retrouve pas avec un nombre important d’interlocuteurs en fonction de sa demande », poursuit Olivier Boland.
L’organisation Novagraaf Technologies est basée sur les mêmes règles que Novagraaf France et regroupe quant à elle une trentaine d’ingénieurs répartis dans trois pôles – soit mécanique-process, physique-technologies de l’information et de la communication (TIC), et sciences de la vie-chimie – dirigés chacun par un senior partenaire. La plupart des ingénieurs brevet ont évolué dans l’industrie pendant de longues années. Une expérience – en plus de leur haut niveau de formation technique et professionnelle – qui donne d’autant plus de légitimité pour satisfaire les attentes des clients et analyser leurs dossiers au mieux de leurs intérêts. « Pour chaque demande, nous orientons le client vers l’ingénieur dont les compétences sont les plus adaptées à ses besoins et son domaine d’activité », explique Jean-Louis Somnier.

Une offre complète
Le cœur de métier de Novagraaf Technologies concerne tous les domaines et toutes les étapes relatives à la protection, la valorisation et la défense des innovations. Ses équipes assurent les phases de recherche d’antériorité pour toute innovation, les dépôts, les procédures d’examen, ainsi que les services de contentieux préjudiciaires comme l’opposition ou la mise en demeure, lorsqu’un client souhaite se retourner contre un concurrent suspecté d’exploiter l’innovation protégée.
« Notre offre concerne autant les marques que les brevets, contrairement à la plupart de nos confrères qui, soit consacrent 80 % de leurs activités aux brevets pour des raisons historiques d’évolution de notre profession réglementée, soit se sont essentiellement spécialisés en marques ou brevets pour les cabinets les plus récents. Pour ce qui concerne Novagraaf, nous étions initialement surtout positionnés sur les services relatifs aux marques – notre groupe s’appelait alors Novamark – avant de développer une forte activité brevets en rachetant en particulier d’autres cabinets – trois en quinze ans, dont le dernier, Bredema, en 2008 – spécialisés en brevets », confie Jean-Louis Somnier.
Novagraaf dispose également d’une entité intitulée IPAM (Intellectual Property Asset Management) chargée de la valorisation des marques et des brevets. Elle est composée de consultants ayant une formation aussi bien juridique que financière et qui collaborent activement avec les ingénieurs et les juristes dans le but d’optimiser au mieux la valeur des créations et/ou des innovations.

Des clients de tous horizons
Le groupe Novagraaf qui, en France, se situe dans les tout premiers cabinets de propriété industrielle tant en nombre de consultants que de dépôts et de chiffre d’affaires, et qui est un des rares groupes d’envergure européenne, s’adresse à tous les secteurs d’activités, de l’automobile à l’industrie pharmaceutique en passant par les assurances ou le domaine vinicole. « Outre la clientèle entreprises, notre offre intéresse l’ensemble des acteurs du monde économique depuis les inventeurs et créateurs indépendants jusqu’aux structures étatiques et internationales en passant par tout type de PME, la recherche publique et universitaire. Le CNRS, par exemple, est un important client de la société », souligne Jean-Louis Somnier.
Toujours dans le but d’offrir des services de proximité, Novagraaf s’est implantée dans plusieurs régions françaises, à Lorient, à Besançon, à Toulon et à Metz. « Cet ancrage territorial nous rapproche également de certains clients. Ce critère est d’autant plus important pour les brevets. Dans les PME-TPE, les dirigeants et les inventeurs sont souvent mal informés sur la portée de leur innovation. Ils détiennent un dossier technique, sous-estiment souvent sa valeur, et même s’ils sont conscients de son caractère innovant, ils négligent les retombées économiques possibles et l’originalité de leur trouvaille. Le fait de pouvoir les accompagner concrètement et d’être à leur côté joue alors un rôle essentiel », poursuit-il.
Outre la France, le groupe est installé en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Il est actuellement dans une stratégie d’expansion. Olivier Boland explique que « la société a une partie de son capital détenu par des financiers qui épaulent les professionnels et qui, en apportant d’importants moyens, souhaitent faire de l’organisation une entreprise véritablement européenne. Plusieurs pistes d’extension sont à l’étude, notamment à Munich, en Allemagne, où siège l’OEB, l’Office européen des brevets. De manière générale, nous voulons mieux nous positionner à l’étranger pour répondre aux besoins des pays qui s’illustrent par leur sens de l’innovation. Rappelons qu’en Allemagne, les entreprises et inventeurs locaux déposent 40 000 brevets par an, soit environ trois fois plus que les déposants français ».
Novagraaf réfléchit également à la manière dont le groupe pourrait s’associer à une structure d’avocats, ce qui permettrait à la société de prolonger ses services de précontentieux par un véritable accompagnement lors des actions judiciaires devant la justice. •