OMC : pas d’accord commercial selon Azevedo

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L’annonce vient du directeur général de l’OMC Roberto Azevedo. Ce qui aurait été le premier accord commercial conclu au niveau mondial depuis 20 ans a été bloqué par des exigences de l’Inde dans le domaine de l’agriculture. Les ministres de l‘OMC avaient jusqu’au 31 juillet pour adopter ce texte scellé le 7 décembre dernier à Bali. « Nous n’avons pas pu trouver une solution qui nous aurait permis de combler ce fossé », a déclaré Roberto Azevedo aux représentants des délégations réunies au siège de l’OMC à Genève.

L’accord visait à faciliter les échanges, à simplifier les procédures douanières. Seulement, New Delhi exigeait qu’en échange de sa signature des progrès soient enregistrés sur un autre pacte lui donnant plus de liberté pour subventionner les céréales.

Une contrepartie demandée par l’Inde non satisfaite

Le nouveau gouvernement nationaliste indien, en place depuis mai dernier, réclame la conclusion d’un accord permanent sur les subventions alimentaires en même temps que l’accord de facilitation, alors que Bali prévoyait au départ une possibilité de conclure en quatre ans, jusqu’en 2017.

En visite en Inde, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a fait part de ses regrets lors d’une entrevue avec le Premier ministre Narendra Modi.

« Le refus de signer l’Accord de facilitation du commerce envoie un signal troublant et nuit à l’image même que le Premier ministre Modi tente de donner de l’Inde », a dit un responsable du département d’Etat rendant compte de la rencontre entre les deux hommes.

En Australie, lors du G20 durant lequel cet accord a été abordé, le ministre du Commerce, Andrew Robb, a fait part de la « profonde déception » de son pays.

L’accord de Bali devait permettre à l’OMC de conclure sur une note positive le cycle de négociations dit de Doha, entamé en 2011.