Pediapharm élargit l’offre de médicaments pour enfants

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Sylvain Chrétien, PDG de Pediapharm / D.R.
Moins d’un médicament pour adulte sur trois possède un équivalent pour les enfants. Pour pallier ce déficit, l’entreprise canadienne Pediapharm contribue au lancement de traitements innovants, destinés surtout au marché de la pédiatrie. Entretien avec Sylvain Chrétien, PDG de Pediapharm.

 

Titulaire d’un Bachelor of Science de l’Université de Laval et d’une maîtrise en Administration des affaires en gestion des bio-industries de l’Université du Québec, à Montréal, Sylvain Chrétien possède une longue expérience dans les domaines pharmaceutique et biotechnologique. Il est aujourd’hui PDG de Pediapharm, société qu’il a fondée il y a quatre ans.

Commerce International : Pourquoi avez-vous décidé de fonder Pediapharm ?

Sylvain Chrétien : « Le marché de la pédiatrie était depuis longtemps négligé par les grands groupes pharmaceutiques à cause du nombre élevé des fusions-acquisitions dans ce secteur. Aujourd’hui encore, les besoins non comblés des médicaments en pédiatrie son énormes : seulement 30 % des médicaments pour adultes ont des équivalents pour les enfants. En quatre ans d’existence, nos résultats sont probants : chaque année, nous doublons nos ventes. »

Quel a été le premier médicament dont vous vous êtes occupés ?

S. C. : « Notre première entente commerciale s’est faite avec le groupe pharmaceutique français Sanofi-aventis pour le Suprax. Ce produit étant quelque peu “ délaissé ”, nous voulions relancer sa distribution. Antibiotique indiqué pour le traitement de la pharyngite, de l’amygdalite, de l’otite moyenne, de la sinusite et de la bronchite aiguë, il a l’avantage d’avoir bon goût – ce qui est très important pour les enfants – et de ne devoir être ingéré qu’une seule fois par jour. »

Quels sont les autres médicaments que vous proposez ?

S. C. : « Il y a, par exemple, l’émulsion pour barrière cutanée EpiCeram, une formule unique topique à base de céramides-cholestérol et acides gras libres sans stéroïdes ni parfum. Elle permet de lutter contre l’eczéma et de réparer et préserver l’intégrité de la barrière de la peau. Elle doit être utilisée pour soigner les plaies causées par les dermatoses, dont la dermatite atopique, et pour soulager les sensations de brûlure et dedémangeaison associées à celles-ci. EpiCeram aide à préserver un environnement humide nécessaire au processus de guérison. »

Vous allez distribuer des produits innovants en vente libre. Dans quels cas sont-ils indiqués ?

S. C. : « Le Kool Effect, à base de biogel, est un timbre innovant que nous lancerons en 2011. Il permet de réduire les symptômes de la fièvre chez les enfants, permettant ainsi de diminuer l’utilisation excessive des antipyréthiques. Le VapoLyptus est aussi un timbre qui sera lancé en 2011 et qui décongestionne les voies respiratoires pendant la nuit. C’est un timbre efficace, mais surtout très sécuritaire, qui émet de la vapeur pendant huit heures d’affilée et qui se place sur le pyjama de l’enfant. »

Quel sera le prochain médicament lancé par Pediapharm ?

S. C. : « Fin d’année 2011 sera lancé le Nyda, une révolution pour lutter non seulement contre les poux, mais aussi ses œufs et ses lentes. C’est un produit bien documenté cliniquement et garanti sans pesticide. Un véritable enjeu, car les poux ont développé de la résistance aux pesticides. Il faut donc les utiliser plusieurs fois avant de voir une efficacité. Ironiquement, les pesticides sont interdits au Canada dans les pelouses, mais sont étrangement autorisés dans les traitements contre les poux ! »

Quelles sont vos perspectives de développement ?

S. C. : « Évidemment, tout sera fonction des investissements dans la société. Nous axerons notre stratégie sur des acquisitions de produits et/ou d’entreprises existants tout en continuant de signer des ententes pour le Canada permettant la venue de nouveaux médicaments. Nous voulons devenir un acteur important en pédiatrie à l’échelle internationale, et c’est pourquoi que nous nous tournerons bientôt sur le développement à l’étranger, principalement en Europe et aux États-Unis. Finalement, quand le moment sera jugé opportun, des partenariats stratégiques seront envisagés afin de mettre en place un programme baptisé “ Drug and Development ”. Nous pensons que l’innovation ne se trouve pas seulement dans le développement de nouvelles molécules : il faut aussi trouver les bons dosages et les bonnes formulations des produits existants, car le métabolisme des enfants fait qu’ils métabolisent les médicaments différemment des adultes. »

Plus d’informations sur www.pedia-pharm.com