Questions à Takao Nakahata, directeur de promotion économique et industrielle du bureau de JETRO au Mexique

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D.R.
Le directeur de la Japan External Trade Organization détaille les raisons de l’implantation de nombreuses entreprises japonaises au Mexique.

 

Commerce International : Quels sont les secteurs d’activité les plus intéressants au Mexique pour les investisseurs japonais ?

Takao Nakahata : « Les investissements des entreprises japonaises se sont principalement orientés vers l’automobile et l’électrique-électronique, un secteur dans lequel les entreprises nippones implantées investissent depuis plus de 20 ans. Les entreprises de l’industrie automobile japonaise se sont installées au Mexique en raison de sa proximité avec un grand marché comme les États-Unis. Un autre avantage : les nombreux accords commerciaux qu’il a signés avec d’autres pays. Il est important de mentionner que les compagnies les plus importantes de l’industrie automobile japonaise, comme Nissan, Honda, Toyota, Hino ou Isuzu, y ont une usine. En juin, l’entreprise Mazda a annoncé la construction en province d’une usine qui représentera un investissement de 500 millions de dollars (347,58 millions d’euros) et d’ici 2013, selon Mazda, quelque 3 000 emplois directs aux techniciens et aux ouvriers mexicains qui produiront 140 000 véhicules par an. Nissan a aussi annoncé un investissement de 1 050 millions de dollars (725,29 millions d’euros) en 2013 pour la fabrication de nouveaux modèles. »

 

Quelles sont les conséquences de l’Accord d’association économique entre le Mexique et le Japon ?

T. N. : « Les flux d’échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de manière importante depuis l’entrée en vigueur du traité en 2005 et ont obtenu leur meilleur résultat en 2007 : 7 milliards de dollars (4,84 milliards d’euros) contre 3 milliards de dollars (2,07 milliards d’euros) en 2004. Les exportations du Japon vers le Mexique sont surtout composées de biens de capital (machines, composants), lesquels ont été affectés durant les dernières années par l’appréciation du yen. Au contraire, les importations de produits mexicains ont augmenté, mais ont tout de même été affectées par la crise financière internationale de 2009. Au fil des ans, le Mexique est toutefois devenu le fournisseur principal du Japon pour la viande de porc, le sel de mer, les composants pour les sièges de voitures, les asperges, les mangues ou encore les melons. »

 

Dans quelle mesure les récentes catastrophes ont-elles affecté les relations entre les deux pays ?

T. N. : « Les événements naturels qui ont affecté notre pays n’ont affecté en rien nos relations avec le Mexique car les entreprises japonaises sont bien installées en terre mexicaine. Il est cependant certain que dans le cas du secteur automobile, certaines compagnies nippones implantées au Mexique, comme Honda ou Toyota, ont eu du retard dans l’approvisionnement des pièces de certains véhicules à cause de la suspension du travail dans certaines usines du Japon. La filiale de Nissan au Mexique a aussi été affectée, mais ses usines ont pu régler la situation grâce au travail de fournisseurs de grande qualité au Mexique même. »