Recrutement: entretien avec Philippe Perret, directeur général de Menway

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Diplômé de l’Inseec et de l’Université de Caroline du Nord, Philippe Perret, 44 ans, a débuté sa carrière en 1991 au Crédit du Nord avant de rejoindre Michael Page en 1995. Il travaille au sein de filiales du groupe en France, aux États-Unis et en Suisse, puis rejoint Menway en 2011 au poste de directeur général.

 

Comment est née la société Menway ?

 

Philippe Perret : « L’origine de la société remonte à la fin des années 1970, lorsque Raymond Poulain fonda sa société RPC (Raymond Poulain Consultant), un cabinet de recrutement et de conseil en ressources humaines (RH). Très présent à Paris et dans le nord de la France, RPC a racheté 2001 Menway, un cabinet spécialisé dans le recrutement et la mobilité individuelle et collective présent dans le sud-est de la France. Ce rachat a été conduit par Entreprises & Cité, actionnaire majoritaire de RPC depuis 1992. En 2005, RPC devient Menway. »

 

Qui possède Menway aujourd’hui ?

 

P. P. : « En 2008, Menway a été rachetée par le groupe Hominis, spécialiste du conseil RH. Hominis est une structure qui offre une chaîne de services dédiés aux ressources humaines. À cet effet, le groupe a créé en 2002 Enthalpia, une société d’intérim qui compte une cinquantaine d’agences en France. Outre Menway et Enthalpia, Hominis possède Horemis, une société spécialisée dans le conseil RH et la mobilité individuelle et collective, rachetée en 2006, Quaternaire, une entreprise spécialiste du conseil en management, rachetée en 2008 à Entreprises & Cité, enfin Altigapharma, acteur majeur du recrutement dans le domaine de la santé, racheté en 2004. Le groupe Hominis, dont le siège est à Metz, emploie au total 400 collaborateurs et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires d’environ 150 millions d’euros. »

 

Quelles sont les principales activités de Menway ?

 

P. P. : « Menway a pour métier principal le recrutement en proposant une gamme de services répartie en trois branches : le recrutement middle management (25 % de notre chiffre d’affaires) ; l’externalisation du processus de recrutement pour des grands comptes (50 %) ; l’évaluation et l’assessment centrer ou évaluation par mise en situation (25 %). Au-delà du recrutement, Menway opère dans le conseil RH. »

 

Comment Menway se distingue-t-elle de la concurrence ?

 

P. P. : « Sur environ 1 500 cabinets de recrutement en France, nous occupons la cinquième ou sixième place par le chiffre d’affaires. Cette réussite est rendue possible par nos deux principaux atouts. D’une part, nous sommes très orientés sur la qualité de l’évaluation : plus du tiers de nos consultants sont des psychologues (niveau minimum : Master 2), ce qui est très rare pour un cabinet de recrutement de notre taille. D’autre part, Menway a une présence régionale marquée : nous sommes présents à Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Nantes, Grenoble et Annecy. Grâce aux différentes implantations du groupe Hominis, nous avons 80 bureaux en France, utilisables par les collaborateurs de Menway. »

 

Qui recrutez-vous et pour quels types de clientèle ?

 

P. P. : « Nous recrutons majoritairement des cadres, mais aussi parfois des agents de maîtrise. Il s’agit de fonctions techniques (production, étude, R&D), mais aussi des fonctions support (ressources humaines, finance, juridique) et des fonctions commerciales et marketing. Nous travaillons pour tous les secteurs économiques et possédons un savoir-faire particulièrement développé dans l’industrie et la grande consommation. Nos clients sont aussi bien des grands comptes que des PME-PMI françaises et étrangères. Dans le cadre des grands projets de recrutements notre expertise est l’ingénierie, le pilotage et le déploiement au niveau national. De ce fait, notre service répond efficacement à tous les types de secteurs et de postes. »

 

Quels sont vos prochains projets de développement ?

 

P. P. : « Au cours des prochaines années, nous essaierons avant tout de consolider nos implantations régionales et de conquérir l’est et le sud-est de la France, ainsi que des pays européens. En termes financiers, nous souhaitons atteindre une croissance à deux chiffres en 2012, cela semble raisonnable malgré de l’état du marché. »