Shell développe un programme d’innovation pour limiter l’émission de CO2 dans l’atmosphère

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D.R.
Active en matière de développement durable et d’énergies propres, Shell continue de développer des cartes carburant pour les professionnels. Explications avec Laurent Charlot, directeur des ventes flotte commerciale pour la Belgique et le Luxembourg et Angela Scaueru, directrice marketing pour le Benelux et la France.

Diplômé en marketing et en sciences économiques, Laurent Charlot est directeur des ventes flotte commerciale pour la Belgique et le Luxembourg depuis le mois de janvier et administrateur de Shell Belgique. Il travaille pour le groupe depuis treize ans. Ingénieur de formation, Angela Scaueru a précédemment travaillé en Angleterre sur des plateformes pétrolières avant de rejoindre Shell Belgique il y a cinq ans au poste de directrice marketing pour le Benelux et la France.

 

Commerce International : Pouvez-vous présenter brièvement la société Shell ?

 

Laurent Charlot : « Shell est une compagnie pétrolière anglo-néerlandaise qui a été fondée il y a plus d’un siècle aux Pays-Bas. Présent sur cinq continents, le groupe exerce deux métiers appelés communément Upstream, l’exploration de champs pétrolifères et la production de produits à base de pétrole et gaz, et Downstream, la commercialisation de tous les dérivés de produits pétroliers : raffinage, chimie, lubrifiants… Cela comprend aussi la livraison et la distribution de produits en vrac, la vente au détail à travers notre réseau international, l’aviation, le gaz… »

 

Ces dernières années, Shell a affirmé sa volonté d’agir en faveur du développement durable. Quelles actions concrètes ont été mises en place ?

 

Angela Scaueru : « Notre principal objectif dans ce domaine est de réduire de manière significative l’empreinte CO2 de nos activités à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous avons, entre autres, développé un programme baptisé “carbone capture storage” et accéléré la production des carburants du futur. L’enjeu est énorme : jusqu’en 2015, la demande mondiale en automobiles va tripler et, en 2050, la demande en énergies aura doublé. Limiter l’émission de CO2 dans l’atmosphère passera donc par un programme d’innovations divisé en deux parties : le développement de carburants et de lubrifiants plus efficaces, d’une part, et des investissements dans les voitures intelligentes, la diminution du bitume sur les routes, la sensibilisation des conducteurs pour les aider à réaliser des économies tout en polluant moins, d’autre part. »

 

Le Shell Éco Marathon fait-il partie de ce programme ?

 

A. S. : « Oui, car c’est un concours dont le but est de concevoir une voiture qui roulera le plus longtemps possible avec un seul litre de carburant ou l’équivalent en énergies propres. Réservé à des étudiants d’universités ou de grandes écoles dans 22 pays, il a rassemblé l’année dernière huit équipes belges et une luxembourgeoise. Cette démarche s’inscrit clairement dans notre programme visant à développer des outils pour aider les gérants de flotte à voir le comportement du véhicule, créer des alertes… »

 

Quelle est la politique de Shell concernant les biocarburants ?

 

A. S. : « Nous sommes le numéro 1 mondial pour l’utilisation de biocarburants vendus dans notre réseau. Shell développe des carburants dits de deuxième génération produits à base de déchets organiques. Et il est aussi numéro 1 mondial pour la technologie de production de GTL (gas to liquid), c’est-à-dire de carburants ou lubrifiants produits à base de gaz naturel. À long terme, nous voyons aussi le développement de l’hydrogène comme une solution pérenne. Et il faut rappeler que l’année dernière, Shell a dépensé 1,1 milliard de dollars (766 millions d’euros environ) en R & D. D’une manière générale, Shell est mondialement reconnu pour ses carburants de qualité, avec des partenaires de premier plan dans l’industrie automobile. »

 

Comptez-vous développer le secteur des cartes carburant ?

 

L. C. : « Shell est un acteur majeur des carburants et énergies, avec une place de 1er distributeur mondial grâce à son immense réseau de stations-service. La première carte carburant de Shell a été lancée en 1958 : c’était la carte euroShell, qui a été acceptée dans différents pays à partir de 1978. Il y a aujourd’hui 4 millions de cartes carburant Shell en circulation à travers le monde, ce qui représente 150 millions de transactions par an, soit 3 à la seconde. Cette carte offre une solution sûre pour les PME aussi bien que pour les grands groupes, car elle permet de ne se soucier de rien, si ce n’est de faire le plein. Toute entreprise recherche à faciliter ses tâches administratives, c’est pour cette raison qu’avec la carte carburant Shell, elles peuvent recevoir une facture détaillée de manière automatisée et régulière, récupérer facilement de la TVA (en 15 jours seulement) et bénéficier d’un réseau important et de conditions commerciales spécifiques en fonction de la consommation. Pour la version électronique, il est aussi possible de stocker la facture treize mois sur le portail clients de Shell. »

 

Quels sont les principaux types de carte que vous proposez ?

 

L. C. : « Il existe une carte pour le seul réseau Shell et une carte multi-réseaux acceptée par les différents partenaires de Shell pour bénéficier d’un meilleur maillage. Il y a au total 11 000 stations-service Shell en Europe et 23 000 stations-service de réseaux partenaires, ce qui est quand même important. En Belgique, nous proposons aussi depuis le début des années 1990 une offre spécifique avec la carte NTC (Network Tank Card). Acceptée chez Shell, Esso et Total en Belgique, elle permet de faire le plein dans 1 200 stations-service à travers le pays. Elle est commercialisée par les différentes entreprises de leasing automobile. »

 

En matière de sécurité, quelles garanties apportez-vous ?

 

L. C. : « Nous faisons très attention dans les stations-service du réseau, qui sont équipées de caméras, et pour les clients, nous luttons contre la fraude lors des transactions. Cela est possible grâce à différents outils : un code PIN lié à la carte, un serveur central accessible 24 heures sur 24 pour gérer les transactions à l’échelle mondiale, des alertes email dès qu’un incident se produit… Le blocage de la carte carburant se fait directement en ligne. Notre plateforme carte est sous-traitée depuis le mois d’avril par Logica et Fleetcor pour la maintenance et le développement. La sécurité passe aussi par des rapports d’information qui se font en ligne : le client peut voir tout ce qui se fait, la consommation par carte, par pays, par date, la liste des prix des carburants dans les différents pays, et tout est téléchargeable. Le carte management se fait sur mesure pour les clients : commandes, blocages, dépense en CO2… »

 

Quels sont les autres services proposés avec la carte carburant ?

 

A. S. : « Les services annexes sont réservés aux sociétés de transport. Nous pouvons leur offrir le paiement des péages avec la même carte ou une facture automatique, la redevance Maut (redevance autoroutière en Allemagne), le paiement des ferries, ponts et tunnels, le dépannage, le paiement des amendes, la récupération de la TVA à l’étranger… Le carburant représentant en moyenne 30 % des coûts totaux pour une entreprise de transport, nous proposons aux professionnels du secteur un outil pour aider les conducteurs à économiser jusqu’à 10 % de carburant via le programme baptisé “Shell Fuel Save Partner”. Ce système de suivi et de localisation, lié à la carte carburant, permet de connaître le volume de carburant à disposition dans le camion, de suivre ses déplacements, d’analyser le comportement du chauffeur. Cela permet aussi de limiter les fraudes liées au carburant. »

 

De plus amples informations sont disponibles sur www.shell.be.