Simone Mahler veut passer le cap des 100 franchisés d’ici trois ans

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S’appuyant sur le concept de la franchise dès les années 1960, Simone Mahler multiplie ses instituts en France et à l’étranger. La marque, qui a rejoint le groupe Sothys depuis 2001, propose un suivi professionnel alliant efficacité et innovation.

Simone_JuilletAoût2010

Gris anthracite et vert : deux couleurs pour identifier dans les rues de Bordeaux, Paris ou encore Tokyo les instituts Simone Mahler. Au-delà de l’identité visuelle, les franchisés de la marque de dermo-cosmétique adhèrent à une même qualité professionnelle qui mise sur la haute tolérance cutanée et l’efficacité visible. Ces valeurs ont été mises en place dès la fondation de l’enseigne en 1946 par Simone Mahler à Bordeaux.

 

Épouse d’un ingénieur chimiste, celle-ci a suivi des études médicales avant de s’intéresser à l’esthétique. Très vite, elle s’est attachée à proposer aux clientes des soins sur mesure aux résultats immédiats. Aujourd’hui, le savoir-faire reste le même. Les produits, contrôlés par des dermatologues, sont uniquement disponibles dans les instituts Simone Mahler. « C’est l’esthéticienne qui guide la cliente et lui prescrit le traitement adapté », explique Bertrand Demonchaux, directeur de la marque. Cette ordonnance beauté est établie grâce à un diagnostic de peau assisté par ordinateur avec le programme Actiview®. Mis au point dès 2002, l’appareil permet de zoomer à très grande échelle sur la peau pour en apprécier sa qualité et détecter ses faiblesses (rougeurs, pores dilatés, rides…). Simone Mahler dispose d’un autre équipement innovant : Actilift Program®, qui combine ultrasons, microcourants, courants excito-moteurs et manipule vibratoire. Ces technologies, les soins et les produits sont mis au point en interne et testés dans deux instituts pilotes situés à Bordeaux et à Paris.

 

Pionnier de la franchise
Si, côté beauté, la marque est une histoire de famille, il en est de même pour l’esprit franchise. Benjamin, le fils de Simone Mahler, a d’ailleurs été l’un des premiers présidents de la Fédération française de la franchise. « Pour compter parmi nos franchisés, il faut avoir envie d’aller vers les autres et avoir le sens du commerce et être un bon gestionnaire », commente Denis Marque, directeur des ventes et de la franchise, Les esthéticiennes diplômées doivent disposer de notions de management d’équipes, les instituts fonctionnant souvent avec plus de deux personnes. « Chacun est formé à nos méthodes, souligne Denis Marque. Nous mettons aussi en place des ateliers-découverte à Bordeaux. » Quinze jours répartis sur trois semaines sont dédiés à la connaissance du protocole de soins, à la manipulation des appareils et aux méthodologies de vente. À cela s’ajoutent des cycles de perfectionnement et des visites régulières d’une équipe du siège qui permet de valider les acquis. En dehors des qualités humaines, l’ouverture d’une franchise Simone Mahler demande un apport minimum de 40 000 euros. L’emplacement choisi pour le futur institut est aussi un facteur déterminant. Il doit assurer un maximum de visibilité. « Nous ne demandons aucun droit d’entrée et ne retirons aucune royalty des franchises, précise Bertrand Demonchaux. La marque vit de la vente des produits – les prix publics vont de 35 à 140 euros. Nous offrons un soutien commercial permanent : c’est un de nos atouts majeurs. » Aujourd’hui, Simone Mahler compte 53 franchisés auxquels s’ajoutent les deux instituts pilotes en France, et est présente dans une quinzaine de pays.

 

Jouer un rôle précurseur
En 2009, la marque a généré un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. De 2006 à 2008, ce dernier a augmenté de 10 %. Un indicateur encourageant qui pousse Simone Mahler à accroître son dynamisme. L’objectif est d’atteindre les 100 franchisés d’ici trois ans en France et de s’exporter encore davantage à l’international en visant une implantation dans plus de 40 pays. « Nous avons la prétention d’avoir un concept fort, indique son directeur. Nous voulons faire vivre la marque et être toujours plus innovants. » Ainsi, les nouveautés misent sur l’aspect précurseur. Dès le mois de septembre, le nouveau produit commercialisé sera un pot rechargeable. Un projet qui s’inscrit dans une démarche écologique et économique – les recharges étant moins chères. « Notre structure permet de s’appuyer sur une organisation plus rapide et moins onéreuse, analyse Bertrand Demonchaux. Un univers sécurisant à la fois pour nos franchisés et nos clients. »